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Le topic der gentlemenen

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1 Le topic der gentlemenen le Lun 6 Sep - 16:20

C'et le topic des gentlemans ou on fais pas de faute.
Donc on parle come on l'appris a l'école içi.

Je lance le premier sujer : Homer et l'odissé

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2 Re: Le topic der gentlemenen le Lun 6 Sep - 19:52

L’Odyssée (en grec ancien Ὀδυσσεία / Odusseía) est une épopée attribuée à l’aède Homèrenote 1 qui l'aurait écrite après l’Iliade, vers la fin du viiie siècle av. J.-C. Elle est considérée comme l’un des plus grands chefs-d’œuvre de la littérature mondiale et un des deux poèmes fondateurs (avec l’Iliade) de la civilisation européenne.
L'Odyssée compte 12 109 hexamètres dactyliques, répartis en 24 chants. De façon schématique, elle peut être divisée en trois parties : Télémachie (chants I-IV), Récits d'Ulysse (chants V-XII) et Vengeance d'Ulysse (chants XIII-XXIV)2,1.
Elle conte les pérégrinations aventureuses multiples auxquelles Poséidon contraint « Ulysse l'avisé » qui, après la guerre de Troie dans laquelle il a joué un rôle déterminant, mettra dix ans à retrouver son île d'Ithaque, son épouse Pénélope qu'il délivre des prétendants, et son fils Télémaque. L'Odyssée narre différentes péripéties célèbres avec des personnages mythiques comme la nymphe Calypso, la princesse Nausicaa, les Cyclopes, la magicienne Circé ou les Sirènes. L'épopée contient aussi un certain nombre d'épisodes qui complètent le récit de la guerre de Troie, par exemple la construction du cheval de Troie et la chute de la ville, qui ne sont pas évoquées dans l’Iliade.
Le récit mythique a inspiré un grand nombre d'œuvres littéraires et artistiques au cours des siècles, et le terme « odyssée » est devenu par antonomase un nom commun avec le sens de « [récit] de voyage plus ou moins mouvementé et rempli d'aventures singulières »3.


Structure [modifier]

L’Odyssée raconte le retour d’Ulysse, roi d’Ithaque, dans son pays, après la guerre de Troie dont l’Iliade ne raconte qu'une petite partie. L'Odyssée contient aussi un certain nombre d'épisodes qui complètent le récit de la guerre, par exemple la construction du cheval de Troie et la chute de la ville, qui ne sont pas évoquées dans l’Iliade. Le titre Odyssée (en grec ancien Ὀδυσσεία / Odusseía) est formé sur le nom grec d’Ulysse (Ὀδυσσεύς / Odusseús). Le sujet de l'épopée est résumé dans les premiers vers :
Ἄνδρα μοι ἔννεπε, Μοῦσα, πολύτροπον, ὃς μάλα πολλὰ
πλάγχθη, ἐπεὶ Τροΐης ἱερὸν πτολίεθρον ἔπερσε·
πολλῶν δ’ ἀνθρώπων ἴδεν ἄστεα καὶ νόον ἔγνω,
πολλὰ δ’ ὅ γ’ ἐν πόντῳ πάθεν ἄλγεα ὃν κατὰ θυμόν,
ἀρνύμενος ἥν τε ψυχὴν καὶ νόστον ἑταίρων.
Ô Muse, conte-moi l’aventure de l’Inventif :
celui qui pilla Troie, qui pendant des années erra,
voyant beaucoup de villes, découvrant beaucoup d’usages,
souffrant beaucoup d’angoisses dans son âme sur la mer
pour défendre sa vie et le retour de ses marins4.
C’est l’homme aux mille tours, Muse, qu’il faut me dire,
Celui qui tant erra, quand, de Troade, il eut pillé la ville sainte,
Celui qui visita les cités de tant d’hommes et connut leur esprit
Celui qui, sur les mers, passa par tant d'angoisses,
En luttant pour survivre et ramener ses gens5.
La construction du poème fait se succéder trois « moments » principaux :
la Télémachie (chants I à IV) : Télémaque part demander des nouvelles de son père à Pylos et à Sparte, pour interroger Nestor et Ménélas. Pendant ce temps, les prétendants à Ithaque festoient en attendant que Pénélope choisisse l'un d'eux, et complotent contre Télémaque.
les récits (d'Ulysse) chez Alcinoos (chants V à XII) : recueilli par le roi Alcinoos après son naufrage, Ulysse entend un aède réciter l'épisode du cheval de Troie (chant VIII), puis raconte ses aventures.
la vengeance d'Ulysse (chants XIII à XXIV) : rentré à Ithaque, Ulysse se fait reconnaître de ses proches, massacre les prétendants et ramène la paix dans l'île.
Structuration du poème dans l'Antiquité [modifier]
La division actuelle de l'Odyssée en 24 chants est postérieure à la composition du poème : elle ne figure pas sur les papyri les plus anciens portant le texte de l'Odyssée, remontant au IIIe s. av. J.C. et date probablement de l'époque alexandrine6.
Les commentaires anciens, c'est-à-dire principalement les scholies à Homère et le commentaire d'Eustathe, indiquent des titres d'épisodes qui ne coïncident pas toujours avec la division en chants, puisqu'ils correspondent souvent à des ensembles plus courts ou au contraire à des groupes d'épisodes. Victor Bérard a utilisé ces titres pour réaliser son édition de l'Odyssée.
Les problèmes de la composition du poème : analystes et unitaristes [modifier]
L'articulation entre les différentes parties de l'Odyssée soulève plusieurs problèmes de cohérence :
des problèmes de cohérence narrative. La chronologie d'ensemble du poème n'est pas entièrement cohérente : le changement de point de vue entre Télémaque et Ulysse implique une immobilisation du temps pour le personnage qui est délaissé, un « temps mort ». D'autres détails contradictoires apparaissent d'un chant à l'autre. Au chant XVI, v.281-298, Ulysse ordonne à Télémaque d'ôter toutes les armes de la salle où festoient les prétendants, sauf deux glaives, deux lances et deux boucliers ; mais au chant XIX, v.3-33, les deux hommes enlèvent toutes les armes, sans exception.
des différences de style, parfois assez sensibles. Cependant, la langue, telle que des analyses linguistiques des formes permettent de la dater, reste globalement la même, exception faite pour les 624 derniers vers.
Au xixe siècle, ces problèmes de cohérence ont servi de point de départ aux thèses des chercheurs dits « analystes », qui décomposaient le poème en multiples épisodes, en arguant que celui-ci n'avait été composé qu’a posteriori à partir de plusieurs poèmes plus courts, assemblés de façon plus ou moins adroite. En 1859, A. Kirchhoff publie L’Odyssée d'Homère et sa formation, où il émet l'hypothèse que ces trois moments (la Télémachie, le Nostos d'Ulysse avec ses épisodes merveilleux, la vengeance d'Ulysse) correspondaient à l'origine à trois œuvres distinctes, qui auraient été réunies ensuite pour devenir l'Odyssée actuelle7. Les critiques « unitaristes », en revanche, ont défendu l'idée selon laquelle le poème avait été composé directement dans la structure que nous lui connaissons au xxie siècle, à l'aide d'arguments divers mettant en valeur la cohérence de l'œuvre.
De nos jours, la majorité des homéristes tend plutôt à admettre l'unité globale de l'œuvre, et attribue les disparités observables à la fois à la composition orale et à l'ambition du dessein narratif du poète.

Liens externes [modifier]
Différentes traductions en français depuis Certon (1604) à Meunier (1943)
Le texte grec et une traduction anglaise sur le site Perseus
Le texte grec en Unicode sur le site du Thesaurus Linguae Graecae

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3 Re: Le topic der gentlemenen le Lun 6 Sep - 22:39

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4 Re: Le topic der gentlemenen le Mar 7 Sep - 10:54

Fake car
Du fait des maigres informations dont nous disposons sur Homère, certains ont mis en question son existence même. Cette question remonte à l'Antiquité : selon Sénèque, « c’était la maladie des Grecs de chercher quel était le nombre des rameurs d’Ulysse ; si l’Iliade fut écrite avant l’Odyssée, si ces deux poèmes étaient du même auteur[28]. »

La « question homérique », comme on l'appelle à l'époque moderne, naît probablement chez l'abbé d'Aubignac[29]. À rebours de la révérence de ses contemporains pour Homère, il rédige vers 1670 les Conjectures académiques où, non content de critiquer les œuvres homériques, il remet en cause l'existence même du poète. Pour lui, l'Iliade et l'Odyssée ne sont qu'une collection de textes rhapsodiques antérieurs[29]. À peu près à la même époque, Richard Bentley estime au détour de ses Remarques sur le Discours de la liberté de penser qu'Homère a bien existé, mais qu'il n'est l'auteur que de chansons et de rhapsodies qui ont été bien plus tard réarrangées sous forme épique[29]. Giambattista Vico considère quant à lui qu'Homère n'a jamais existé, mais que l'Iliade et l'Odyssée sont littéralement l'œuvre du peuple grec dans son ensemble[30].

Dans ses Prolegomena ad Homerum (1795), Friedrich August Wolf est le premier auteur à émettre l'hypothèse d'un Homère analphabète. Selon lui, le poète a composé ses deux œuvres vers 950 av. J.-C., à une époque où la Grèce ne connaissait pas l'écriture. Les chants dans leur forme primitive sont ensuite transmis de manière orale et par ce biais, évoluent et se développent, jusqu'à leur fixation par la recension de Pisistrate au VIe siècle av. J.-C.[31]. À partir d'eux se distinguent deux écoles : les unitaristes et les analystes.

Les analystes, tels Karl Lachmann, cherchent à isoler un poème originel, œuvre d'Homère lui-même, d'additions postérieures ou d'interpolations, et soulignent les incohérences du texte, les erreurs de composition : par exemple, Pylémène, héros troyen, est tué au chant V[32] avant de reparaître quelques chants plus loin[33] ou encore Achille espère au chant XI une ambassade qu'il vient juste de renvoyer.[réf. nécessaire] Il est vrai aussi que la langue homérique (voir infra), pour ne parler que d'elle, est un ensemble composite mêlant des dialectes divers (ionien et éolien principalement) et des tournures d'époques diverses. Cette démarche était déjà celle des Alexandrins qui ont établi le texte (voir infra).

Les unitaristes, au contraire, soulignent l'unité de composition et de style des poèmes, pourtant très longs (15 337 vers pour l'Iliade et 12 109 pour l'Odyssée) et défendent la thèse d'un auteur, Homère, qui a composé les poèmes que nous avons à partir de sources diverses existant à son époque.[réf. nécessaire] Les différences entre les deux poèmes peuvent s'expliquer par le changement entre un auteur jeune et le même, plus vieux, ou encore entre Homère lui-même et un continuateur de son école.

Aujourd'hui, la plupart des critiques pensent que les poèmes homériques ont été composés, en réutilisant des éléments antérieurs, lors d'une période de transition, au moment du passage d'une culture de composition et de transmission orale à une culture de l'écrit. L'intervention d'un auteur (ou de deux) ne fait guère de doute, mais il n'est pas douteux non plus que des poèmes antérieurs existaient et que certains ont été inclus dans l'œuvre homérique. D'autres ne l'ont pas été, comme ceux qui racontaient l'épisode du cheval de bois[34].l'Iliade aurait été composée en premier, vers la première moitié du VIIIe siècle av. J.-C., et l'Odyssée serait postérieure, de la fin du VIIe siècle av. J.-C.

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5 Re: Le topic der gentlemenen le Mar 7 Sep - 12:38

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6 Re: Le topic der gentlemenen le Mar 7 Sep - 22:17

dfaçon omer cest un pédé ULisse 31 il et + for
il lui demonte sa tete à omere quan il veu

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7 Re: Le topic der gentlemenen le Mer 8 Sep - 14:08

Euh... lol ! Excusez moi mais,
l’état du corpus aristotélicien pose la question de l’ordre de rédaction de l’ensemble des œuvres d’Aristote ; dans son Histoire de la philosophie des Grecs, Édouard Zeller écrit :
« Toutes les œuvres en question appartiennent aux dernières années de la vie d’Aristote. Si un jour une heureuse découverte devait enrichir nos connaissances sur l’ordre chronologique de ces écrits, il n’y aurait pourtant pas à espérer que l’ouvrage le plus ancien nous fasse remonter à une époque où Aristote travaillait encore à son système. Dans toutes ses parties, celui-ci se présente à nous comme un tout achevé ; nulle part nous ne voyons encore l’architecte à l’œuvre. »

Cette hypothèse fut longtemps admise, et cette influence s’explique par la conception scolastique de la philosophie d’Aristote. L’exégèse traditionnelle, selon l’expression de Werner Jaeger, lui a ainsi donné un air rigide de schématisme conceptuel. C’est pourquoi, dans l’histoire de l’interprétation aristotélicienne, l’œuvre de Jaeger (Aristoteles, Grundlegung einer Geschichte seiner Entwicklung) est considérée comme un événement majeur. Au lieu de présenter un système tout fait, Jaeger s’efforce de retrouver le devenir interne de la doctrine. Il divise ce devenir en trois étapes :
L’époque de l’Académie : époque du dogmatisme platonicien.
Les années de voyage : naissance d’un platonisme critique.
Le maître : second séjour à Athènes, et avènement de l’aristotélisme proprement dit.

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8 Re: Le topic der gentlemenen le Jeu 9 Sep - 16:49

A mon avis, c'est plus certain que Kant entreprend de montrer que les sciences (mathématique et physique) seraient impossibles si l’espace et le temps, comme formes a priori, n’en étaient pas les fondements transcendantaux. « Prenez, par exemple, cette proposition : Deux lignes droites ne peuvent renfermer aucun espace ni, par conséquent, former de figure ; et cherchez à dériver cette proposition du concept de ligne droite et de celui du nombre deux ». Seul l’espace, en tant que forme pure a priori de la sensibilité, rend possible un tel jugement synthétique, qui sera par conséquent a priori. Si la géométrie ne se servait pas de cette intuition pure a priori, elle serait empirique, ce serait une science expérimentale. La géométrie ne procède pas par mesures mais par démonstrations. Kant fait reposer sa démonstration de l’apriorité de l’espace sur la réussite exemplaire de la géométrie. Si on attaque son argument, on remettrait alors en cause l’universalité de la géométrie. D’autre part, le temps sera l’intuition pure a priori qui rendra possible les mathématiques. Le temps n’est pas non plus un concept, sinon il obéirait aux exigences de la logique formelle (donc au principe de non-contradiction). Or, le temps permet de déroger au principe de non-contradiction : en effet, il est possible de dire que A et non-A se trouvent en un même lieu si on les considère en des temps différents. Le temps et l’espace ne peuvent donc être considéré comme des êtres existants en soi. Ce sont les formes a priori de l’intuition sensible. Rien ne se rencontre jamais en une expérience qui ne soit inscriptible dans un temps et dans un lieu, car contrairement à l'opinion commune et notamment celle que Fichte soutiendra plus tard, le relativisme de ce concept d'expérience qui peut se dégager n'à pas de valeur objective non plus. ON parlera alors, comme Schopenhauer d'objectivité de la raison. En fin de ce chapitre on trouve un avertissement de Kant le dégageant de tout idéalisme subjectif : « Quand je dis que, dans l’espace et le temps, aussi bien l’intuition des objets extérieurs que l’intuition de l’esprit par lui-même représentent chacune leur objet comme il affecte nos sens, c’est-à-dire comme il nous apparaît, je ne veux pas dire que ces objets soient une simple apparence ». Kant ne fait que distinguer le phénomène de l’objet. Il ne déclare pas que rien n’existe en dehors de lui-même ou de sa propre conscience, loin de là. Il en fait par ailleurs une réfutation explicite dans la section : paralogisme de l’idéalité du rapport extérieur. Pour se distinguer de cet idéalisme subjectif, niant l’existence du monde extérieur, il définit sa position comme un idéalisme transcendantal* accordé avec un réalisme empirique : « Nos explications nous apprennent donc la réalité (c’est-à-dire la valeur objective) de l’espace [et du temps] [...] et en même temps l’idéalité de l’espace [et du temps] par rapport aux choses, quand elles sont considérées en elles-mêmes [...] Nous affirmons donc la réalité empirique de l’espace, quoique nous en affirmions en même temps l’idéalité transcendantale ».

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9 Re: Le topic der gentlemenen le Jeu 9 Sep - 17:31

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Odyssée
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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Odyssée (homonymie).
Statue de la personnification de l’Odyssée, placée dans la Bibliothèque de Pantainos à Athènes, Musée de l'Agora antique d'Athènes

L’Odyssée (en grec ancien Ὀδυσσεία / Odusseía) est une épopée attribuée à l’aède Homère[note 1] qui l'aurait écrite après l’Iliade, vers la fin du VIIIe siècle av. J.-C. Elle est considérée comme l’un des plus grands chefs-d’œuvre de la littérature mondiale et un des deux poèmes fondateurs (avec l’Iliade) de la civilisation européenne.

L'Odyssée compte 12 109 hexamètres dactyliques, répartis en 24 chants. De façon schématique, elle peut être divisée en trois parties : Télémachie (chants I-IV), Récits d'Ulysse (chants V-XII) et Vengeance d'Ulysse (chants XIII-XXIV)[2],[1].

Elle conte les pérégrinations aventureuses multiples auxquelles Poséidon contraint « Ulysse l'avisé » qui, après la guerre de Troie dans laquelle il a joué un rôle déterminant, mettra dix ans à retrouver son île d'Ithaque, son épouse Pénélope qu'il délivre des prétendants, et son fils Télémaque. L'Odyssée narre différentes péripéties célèbres avec des personnages mythiques comme la nymphe Calypso, la princesse Nausicaa, les Cyclopes, la magicienne Circé ou les Sirènes. L'épopée contient aussi un certain nombre d'épisodes qui complètent le récit de la guerre de Troie, par exemple la construction du cheval de Troie et la chute de la ville, qui ne sont pas évoquées dans l’Iliade.

Le récit mythique a inspiré un grand nombre d'œuvres littéraires et artistiques au cours des siècles, et le terme « odyssée » est devenu par antonomase un nom commun avec le sens de « [récit] de voyage plus ou moins mouvementé et rempli d'aventures singulières »[3].
Sommaire

* 1 Structure
o 1.1 Structuration du poème dans l'Antiquité
o 1.2 Les problèmes de la composition du poème : analystes et unitaristes
* 2 Détail des chants
o 2.1 Chants I à IV : le voyage de Télémaque
+ 2.1.1 Chant I
+ 2.1.2 Chant II
+ 2.1.3 Chant III
+ 2.1.4 Chant IV
o 2.2 Chants V à VIII : arrivée d'Ulysse chez les Phéaciens
+ 2.2.1 Chant V
+ 2.2.2 Chant VI
+ 2.2.3 Chant VII
+ 2.2.4 Chant VIII
o 2.3 Chants IX à XII : les « récits chez Alcinoos »
+ 2.3.1 Chant IX
+ 2.3.2 Chant X
+ 2.3.3 Chant XI
+ 2.3.4 Chant XII
o 2.4 Chants XIII à XX : retour d'Ulysse à Ithaque et préparatifs de la vengeance
+ 2.4.1 Chant XIII
+ 2.4.2 Chant XIV
+ 2.4.3 Chant XV
+ 2.4.4 Chant XVI
+ 2.4.5 Chant XVII
+ 2.4.6 Chant XVIII
+ 2.4.7 Chant XIX
+ 2.4.8 Chant XX
o 2.5 Chants XXI à XXIV : la vengeance d'Ulysse
+ 2.5.1 Chant XXI
+ 2.5.2 Chant XXII
+ 2.5.3 Chant XXIII
+ 2.5.4 Chant XXIV
* 3 Œuvres dérivées
* 4 Notes et références
o 4.1 Notes
o 4.2 Références
* 5 Voir aussi
o 5.1 Bibliographie
o 5.2 Vidéographie
o 5.3 Articles connexes
o 5.4 Liens externes

[modifier] Structure

L’Odyssée raconte le retour d’Ulysse, roi d’Ithaque, dans son pays, après la guerre de Troie dont l’Iliade ne raconte qu'une petite partie. L'Odyssée contient aussi un certain nombre d'épisodes qui complètent le récit de la guerre, par exemple la construction du cheval de Troie et la chute de la ville, qui ne sont pas évoquées dans l’Iliade. Le titre Odyssée (en grec ancien Ὀδυσσεία / Odusseía) est formé sur le nom grec d’Ulysse (Ὀδυσσεύς / Odusseús). Le sujet de l'épopée est résumé dans les premiers vers :

Ἄνδρα μοι ἔννεπε, Μοῦσα, πολύτροπον, ὃς μάλα πολλὰ
πλάγχθη, ἐπεὶ Τροΐης ἱερὸν πτολίεθρον ἔπερσε·
πολλῶν δ’ ἀνθρώπων ἴδεν ἄστεα καὶ νόον ἔγνω,
πολλὰ δ’ ὅ γ’ ἐν πόντῳ πάθεν ἄλγεα ὃν κατὰ θυμόν,
ἀρνύμενος ἥν τε ψυχὴν καὶ νόστον ἑταίρων.


Ô Muse, conte-moi l’aventure de l’Inventif :
celui qui pilla Troie, qui pendant des années erra,
voyant beaucoup de villes, découvrant beaucoup d’usages,
souffrant beaucoup d’angoisses dans son âme sur la mer
pour défendre sa vie et le retour de ses marins[4].


C’est l’homme aux mille tours, Muse, qu’il faut me dire,
Celui qui tant erra, quand, de Troade, il eut pillé la ville sainte,
Celui qui visita les cités de tant d’hommes et connut leur esprit
Celui qui, sur les mers, passa par tant d'angoisses,
En luttant pour survivre et ramener ses gens[5].

La construction du poème fait se succéder trois « moments » principaux :

1. la Télémachie (chants I à IV) : Télémaque part demander des nouvelles de son père à Pylos et à Sparte, pour interroger Nestor et Ménélas. Pendant ce temps, les prétendants à Ithaque festoient en attendant que Pénélope choisisse l'un d'eux, et complotent contre Télémaque.
2. les récits (d'Ulysse) chez Alcinoos (chants V à XII) : recueilli par le roi Alcinoos après son naufrage, Ulysse entend un aède réciter l'épisode du cheval de Troie (chant VIII), puis raconte ses aventures.
3. la vengeance d'Ulysse (chants XIII à XXIV) : rentré à Ithaque, Ulysse se fait reconnaître de ses proches, massacre les prétendants et ramène la paix dans l'île.

[modifier] Structuration du poème dans l'Antiquité

La division actuelle de l'Odyssée en 24 chants est postérieure à la composition du poème : elle ne figure pas sur les papyri les plus anciens portant le texte de l'Odyssée, remontant au IIIe s. av. J.C. et date probablement de l'époque alexandrine[6].

Les commentaires anciens, c'est-à-dire principalement les scholies à Homère et le commentaire d'Eustathe, indiquent des titres d'épisodes qui ne coïncident pas toujours avec la division en chants, puisqu'ils correspondent souvent à des ensembles plus courts ou au contraire à des groupes d'épisodes. Victor Bérard a utilisé ces titres pour réaliser son édition de l'Odyssée.
[modifier] Les problèmes de la composition du poème : analystes et unitaristes

L'articulation entre les différentes parties de l'Odyssée soulève plusieurs problèmes de cohérence :

* des problèmes de cohérence narrative. La chronologie d'ensemble du poème n'est pas entièrement cohérente : le changement de point de vue entre Télémaque et Ulysse implique une immobilisation du temps pour le personnage qui est délaissé, un « temps mort ». D'autres détails contradictoires apparaissent d'un chant à l'autre. Au chant XVI, v.281-298, Ulysse ordonne à Télémaque d'ôter toutes les armes de la salle où festoient les prétendants, sauf deux glaives, deux lances et deux boucliers ; mais au chant XIX, v.3-33, les deux hommes enlèvent toutes les armes, sans exception.

* des différences de style, parfois assez sensibles. Cependant, la langue, telle que des analyses linguistiques des formes permettent de la dater, reste globalement la même, exception faite pour les 624 derniers vers.

Au XIXe siècle, ces problèmes de cohérence ont servi de point de départ aux thèses des chercheurs dits « analystes », qui décomposaient le poème en multiples épisodes, en arguant que celui-ci n'avait été composé qu’a posteriori à partir de plusieurs poèmes plus courts, assemblés de façon plus ou moins adroite. En 1859, A. Kirchhoff publie L’Odyssée d'Homère et sa formation, où il émet l'hypothèse que ces trois moments (la Télémachie, le Nostos d'Ulysse avec ses épisodes merveilleux, la vengeance d'Ulysse) correspondaient à l'origine à trois œuvres distinctes, qui auraient été réunies ensuite pour devenir l'Odyssée actuelle[7]. Les critiques « unitaristes », en revanche, ont défendu l'idée selon laquelle le poème avait été composé directement dans la structure que nous lui connaissons au XXIe siècle, à l'aide d'arguments divers mettant en valeur la cohérence de l'œuvre.

De nos jours, la majorité des homéristes tend plutôt à admettre l'unité globale de l'œuvre, et attribue les disparités observables à la fois à la composition orale et à l'ambition du dessein narratif du poète.
[modifier] Détail des chants
[modifier] Chants I à IV : le voyage de Télémaque
[modifier] Chant I

L'histoire commence au moment où Ulysse, après bien des péripéties (qui ne sont évoquées qu'ensuite, aux chants IX à XII), se trouve retenu captif sur l'île de la nymphe car Calypso désire l'épouser : incapable de rentrer chez lui à Ithaque pour retrouver sa femme Pénélope, il se morfond en pensant aux siens. Tous les dieux sont favorables à son retour, sauf Poséidon qui lui en veut d'avoir rendu aveugle son fils Polyphème, le Cyclope (cet épisode est narré au chant IX). Alors que Poséidon est parti festoyer en Éthiopie, les autres dieux se rassemblent et Athéna demande à Zeus de permettre à Ulysse de rentrer. Zeus y consent ; Athéna réclame que l'on envoie Hermès demander à Calypso de libérer Ulysse, puis fait part à Zeus de son projet de venir en aide à Télémaque. Cependant, ce n'est qu'au chant V, après les premières aventures de Télémaque guidées par Athéna, qu'Hermès est effectivement envoyé chez Calypso et qu'Ulysse apparaît en personne.

Athéna se rend alors sur l'île d'Ithaque. Pénélope y est harcelée par des dizaines de prétendants appartenant aux familles nobles de l'île et des îles environnantes : Ulysse ayant disparu depuis bientôt vingt ans (10 ans de guerre à Troie et 10 ans d'errances), Pénélope est en devoir de choisir un nouvel époux pour régner sur Ithaque, mais elle diffère indéfiniment le moment de choisir, car elle espère toujours le retour d'Ulysse. Dans l'intervalle, les prétendants se sont installés au palais d'Ulysse, dont ils dilapident les provisions en festins continuels. Athéna, déguisée en humain, conseille à Télémaque, le fils d'Ulysse, d'assembler les Achéens afin de dénoncer les agissements des prétendants de Pénélope, puis de partir vers Pylos et Sparte pour tenter d'apprendre ce qu'est devenu Ulysse.
[modifier] Chant II

Le deuxième jour, Télémaque réunit l'assemblée et somme les prétendants de quitter le palais. Malgré le soutien d'Égyptios puis d'Halithersès, et un présage favorable envoyé par Zeus, il ne parvient pas à entamer la confiance des prétendants : leur chef, Antinoos, lui oppose un refus catégorique. Télémaque évoque ensuite son projet de voyage vers Pylos, mais se heurte là encore à l'opposition des prétendants en la personne de Léocrite, qui prétend lui interdire ce voyage et met brutalement fin à l'assemblée. Télémaque adresse alors une prière à Athéna, qui prend l'apparence de Mentor pour l'encourager et l'incite à entreprendre le voyage malgré tout. Bravant l'interdiction des prétendants, Télémaque emprunte un navire et, accompagné de la déesse Athéna, toujours sous les traits de Mentor, se rend de nuit à Pylos.
[modifier] Chant III

Le lendemain, Télémaque et Athéna (toujours déguisée en Mentor) débarquent à Pylos au moment où Nestor et ses compagnons accomplissent un sacrifice en l'honneur de Poséidon. L'un des fils de Nestor, Pisitrate, les conduit jusqu'à son père, qui les fait prendre part au repas. Nestor évoque les souffrances des héros à Troie et leurs destins funestes, mais il n'a aucune nouvelle récente d'Ulysse. À la demande de Télémaque, Nestor décrit la mort d'Agamemnon, assassiné par Égisthe à son retour de la guerre. Nestor conseille alors à Télémaque de se rendre à Sparte pour interroger Ménélas, car il est le dernier en date à être revenu chez lui après de nombreuses péripéties : peut-être a-t-il des nouvelles d'Ulysse. La conversation terminée, Nestor offre à ses hôtes de passer la nuit dans son palais. Télémaque accepte, tandis qu'Athéna-Mentor retourne au navire. Le lendemain, au matin, Nestor offre un sacrifice à Athéna ; Télémaque y assiste, ainsi qu'Athéna elle-même, toujours sous les traits de Mentor. Après le sacrifice, la toilette et le repas, Télémaque, accompagné de Pisistrate, se met en route pour Sparte à bord d'un char.
[modifier] Chant IV

Au coucher du soleil, Télémaque arrive à Sparte où il est reçu par Ménélas et Hélène. Télémaque admire les splendeurs du palais de Ménélas ; ce dernier évoque les souffrances qu'il a dû subir pour accumuler ces richesses, et évoque la guerre de Troie et la disparition d'Ulysse. Hélène, qui remarque le trouble de Télémaque, le reconnaît à sa ressemblance avec Ulysse avant même que les hôtes ne se soient présentés. Hélène offre aux hôtes une boisson contenant une drogue relaxante, puis elle et Ménélas évoquent différents épisodes où Ulysse a démontré sa ruse. Le lendemain matin (le sixième jour depuis le début de l'épopée), Ménélas décrit son retour de Troie et les péripéties qui l'ont emmené en Égypte, où il a interrogé Protée, le « vieil homme de la mer », en le capturant par ruse avec l'aide d'une des filles de Protée, Idothée. C'est de cette façon que Ménélas a pu quitter l'Égypte, où les vents contraires le retenaient depuis longtemps. C'est aussi de cette façon qu'il a appris le sort des autres héros de la guerre de Troie, et surtout la mort de son propre frère Agamemnon. Ménélas indique que Protée lui a dit qu'Ulysse vit encore en captivité sur une île. Il invite Télémaque à rester quelques jours, offre que Télémaque refuse, même s'il s'avère qu'il restera encore plus longtemps à Sparte. Pendant ce temps, à Ithaque, les prétendants apprennent que Télémaque est parti à la recherche de son père et décident de lui tendre un piège.
[modifier] Chants V à VIII : arrivée d'Ulysse chez les Phéaciens
[modifier] Chant V

Le lendemain matin (septième jour), de retour sur l'Olympe, Athéna réitère auprès de Zeus et des autres dieux sa demande de libérer Ulysse. Zeus annonce que le destin d'Ulysse est de retrouver les siens à Ithaque, mais il devra d'abord souffrir vingt jours en mer, avant d'aborder chez les Phéaciens qui le ramèneront à Ithaque. Zeus envoie alors Hermès pour présenter le message à Calypso. Hermès se rend sur l'île de Calypso et la trouve occupée à tisser dans une caverne au milieu des bois et des jardins. Calypso accepte à contrecœur de laisser partir Ulysse. La nymphe se rend alors auprès d'Ulysse, qui reste à se lamenter sur le rivage, et lui conseille de se construire un radeau. Après le repas, elle tente une dernière fois de dissuader le héros de quitter l'île, mais Ulysse préfère retourner auprès de son épouse, bien qu'elle soit mortelle (vers 218-219).

Le lendemain, Ulysse se construit un radeau de fortune dont la fabrication est décrite avec précision. La construction du radeau prend quatre jours ; le cinquième (le douzième jour depuis le début du récit), Ulysse quitte l'île de Calypso. Après dix-huit jours de navigation sans encombres, il est sur le point d'aborder en Phéacie lorsque Poséidon, de retour d'Éthiopie, l'aperçoit et élève aussitôt une tempête contre lui. Le héros est sauvé par l'intervention d'une déesse marine, Leucothéa : elle lui prête un voile protecteur qui l'empêche de se noyer une fois que son radeau s'est disloqué. Ayant dérivé deux jours et deux nuits, Ulysse finit par aborder, non sans mal mais avec l'aide d'Athéna, sur la côte rocheuse de Phéacie (le trente-deuxième jour).
[modifier] Chant VI
Nausicaa escortant Ulysse, illustration de John Flaxman (1810)

Pendant la nuit, Athéna se rend au palais d'Alcinoos, roi des Phéaciens, et envoie un rêve à sa fille Nausicaa, pour lui donner l'idée d'aller laver son linge sur la côte : c'est un arrangement pour lui faire rencontrer Ulysse. À l'aube, Nausicaa, avec l'accord de son père, rassemble ses servantes et se rend sur la plage. Tandis que les jeunes filles, leur lessive et leur bain terminés, jouent ensemble au ballon, Ulysse se réveille et émerge des fourrés, sale, blessé, hirsute et presque nu. Les servantes s'enfuient effrayées ; seule Nausicaa fait preuve de courage. Ulysse, avec son éloquence habituelle, adresse un discours habile à Nausicaa, et celle-ci accepte de l'aider. Ulysse se baigne et s'habille, et Athéna le fait paraître plus beau ; il accompagne ensuite Nausicaa jusqu'aux portes de la ville, puis reste un peu en arrière tandis que la fille d'Alcinoos va annoncer à son père l'arrivée d'un étranger.
[modifier] Chant VII

Avec l'aide d'Athéna, qui a pris l'apparence d'une petite fille, Ulysse arrive en ville et parvient jusqu'au palais d'Alcinoos. Athéna déguisée lui recommande de se jeter au pied de la reine, Arété, dès qu'il pénètrera dans la salle du trône. Ulysse entre dans le palais somptueux d'Alcinoos. Il agit comme Athéna le lui a recommandé, et Alcinoos accepte de l'accueillir en vertu des lois de l'hospitalité. Après lui avoir offert un repas, le roi interroge Ulysse sur son nom et ses origines. Ulysse, sans dire son nom, décrit son séjour chez Calypso puis sa navigation jusqu'en Phéacie et l'accueil que lui a fait Nausicaa. La conversation et le repas terminés, Ulysse passe la nuit au palais.
[modifier] Chant VIII

Le lendemain, Alcinoos invite Ulysse à un banquet en son honneur. L'aède Démodocos chante la querelle d'Ulysse et d'Achille au temps de la guerre de Troie ; Ulysse ne peut retenir ses larmes à ce souvenir, mais il les dissimule et seul Alcinoos s'en rend compte. Pour changer les idées de son hôte, Alcinoos ordonne des jeux improvisés, comprenant des épreuves de course, de lutte, de saut, de disque et de boxe. Invité à participer à l'une des épreuves, Ulysse commence par refuser, puis se décide lorsqu'un nommé Euryale se moque de lui. Il s'essaie alors au lancer de disque, et surpasse de loin tous les autres concurrents. Fier de sa performance, Ulysse défie les Phéaciens et évoque son talent pour le tir à l'arc. Personne n'ose plus se mesurer à lui : Alcinoos met alors fin aux jeux et fait de nouveau venir Démodocos. L'aède reprend ses chants, et évoque un épisode cocasse de la vie des dieux : les amours adultères d'Arès et d'Aphrodite, et la ruse d'Héphaïstos, mari d'Aphrodite, pour révéler l'adultère au grand jour. Puis deux fils d'Alcinoos donnent un numéro de danse, après quoi le roi fait offrir divers présents à son hôte. Pendant le repas, Démodocos chante pour la troisième fois et raconte l'épisode du cheval de Troie. Encore une fois, Ulysse ne peut retenir ses larmes devant cette évocation de la guerre de Troie, mais dissimule son chagrin à tous, sauf à Alcinoos. Intrigué, le roi demande enfin à son hôte de révéler son nom.
[modifier] Chants IX à XII : les « récits chez Alcinoos »
[modifier] Chant IX
Scène de l'Odyssée, fresque romaine (fin du IIe siècle av. J.-C.)

(Début du récit d’Ulysse)

Ulysse révèle enfin son identité aux Phéaciens, et fait le récit du voyage de deux ans qu'il a accompli entre la chute de Troie et son arrivée sur l'île de Calypso. Il relate son départ avec une flotte de douze navires ; les vents les poussent vers Ismare, la cité des Cicones, qui ont participé à la guerre de Troie aux côtés des Troyens. Ulysse et ses compagnons prennent la ville par surprise et la mettent à sac. Peu empressés de repartir le même soir, ils sont attaqués par les Cicones, qui sont allés chercher de l'aide chez des voisins, et doivent s'enfuir à la hâte. De là, une tempête les fait dériver pendant trois jours, puis le temps se calme ; mais, lorsqu'ils parviennent à hauteur du cap Malée, des vents contraires les déroutent de nouveau, jusqu'au pays des Lotophages, probablement dans une partie inconnue du monde. Ce peuple d'une grande hospitalité les accueille et leur offre leur nourriture : le lotos. Mais quiconque mange de ce fruit ne désire plus repartir, et Ulysse doit ramener de force aux navires ceux de ses compagnons qui en ont goûté.
Ulysse et Polyphème

Ulysse et ses marins naviguent ensuite vers l'île des Cyclopes où ils sont faits prisonniers par Polyphème qui dévore plusieurs d'entre eux. Ils parviennent à s'échapper grâce à une ruse d'Ulysse, qui enivre le Cyclope à l'aide du vin pris chez les Cicones, puis perce l'œil unique du monstre pendant son sommeil. Ulysse et ses compagnons quittent ensuite la caverne du Cyclope en se dissimulant dans la laine de ses moutons géants lorsqu'il les conduit hors de la caverne pour les mener paître. Ulysse a d'abord trompé Polyphème en lui affirmant s'appeler Outis, ce qui veut dire Personne : ainsi, lorsque Polyphème aveuglé appelle ses compagnons à son secours et leur explique qu'il a été aveuglé par Personne, il passe pour fou. Mais au moment où son navire quitte l'île, Ulysse ne résiste pas au plaisir de révéler son vrai nom pour railler Polyphème. Celui-ci, fou de rage, jette plusieurs rochers en direction du navire, et manque de peu de le broyer, puis réclame vengeance auprès de son père Poséidon, en le suppliant de faire en sorte qu'Ulysse ne rentre jamais au pays, ou bien, si le destin doit le lui permettre, qu'il ne rentre chez lui qu'après de longues souffrances, sur un vaisseau d'emprunt, privé de tous ses compagnons, et qu'il ne trouve chez lui que des malheurs.
[modifier] Chant X
Le Naufrage d’Ulysse, par Heinrich Füssli (1803)

(Suite du récit d’Ulysse)

Ulysse et ses compagnons arrivent ensuite sur l'île de bronze d'Éole, le gardien des vents. Celui-ci leur offre l'hospitalité et tente de les aider à rentrer chez eux en offrant à Ulysse un sac où il a enfermé tous les vents qui pourraient les empêcher d'arriver à bon port ; Éole leur envoie aussi une brise légère qui doit les ramener rapidement à Ithaque. Au dixième jour de navigation après avoir quitté l'île d'Éole, la flotte d'Ulysse aperçoit enfin les côtes d'Ithaque. Ulysse, rassuré et épuisé, succombe au sommeil. Par malheur, les compagnons d'Ulysse, persuadés que le sac contient des trésors offerts à Ulysse par Éole, ouvrent le sac, libérant ainsi tous les vents néfastes. Les vents contraires se déchaînent et emportent de nouveau la flotte vers l'île d'Éole, lequel, irrité du piètre usage qu'Ulysse a fait de son cadeau et persuadé qu'il est maudit par les dieux, les chasse cette fois sans ménagement.

Après six nouveaux jours de navigation, la flotte aborde à Télépyle, la cité des Lestrygons, gouvernée par le roi Antiphatès. Mais les Lestrygons sont un peuple de géants cannibales : les éclaireurs envoyés par Ulysse sont tués et dévorés, et les Lestrygons, sortis en masse de la ville, écrasent les navires d'Ulysse en leur jetant d'énormes rochers. Ulysse parvient à s'enfuir, mais ne peut sauver qu'un seul navire et une poignée de ses marins.

Le navire d'Ulysse atteint ensuite l'île d'Aiaié, où réside l'enchanteresse Circé, fille d'Hélios. Ulysse aborde le premier et tue un cerf géant qu'il rapporte au navire. Après plusieurs jours de repos, il décide d'envoyer un groupe d'éclaireurs tirés au sort : Euryloque part en compagnie d'une vingtaine d'hommes, tandis qu'Ulysse et les autres restent au navire. Les éclaireurs découvrent le palais de Circé, entouré d'animaux sauvages, lions et loups, qui se comportent comme des animaux domestiques. L'enchanteresse les accueille, mais Euryloque, méfiant, préfère rester dehors. Les hommes qui entrent sont transformés en porcs lors du repas, car Circé a versé une drogue dans leur boisson. Euryloque, après être resté longtemps à attendre en vain le retour de ses hommes repart vers le navire et relate leur disparition à Ulysse. Ulysse se met aussitôt en route pour tenter de sauver ses compagnons. Il rencontre en chemin Hermès, sous l'apparence d'un beau jeune homme, qui lui indique de quelle manière il peut vaincre la magie de Circé et déjouer ses pièges ; il lui donne pour cela une plante, le moly, qui rendra les sortilèges de Circé sans effet. Circé accueille Ulysse et verse une drogue dans sa boisson, dans l'intention de le transformer en porc lui aussi ; mais le sortilège ne fonctionne pas. Suivant les indications données par Hermès, Ulysse menace alors la magicienne de son épée ; elle tente de le séduire en lui offrant de partager sa couche, mais Ulysse n'accepte qu'après avoir fait prêter à Circé le grand serment des dieux, qui la rend incapable de lui faire du mal. Circé s'unit à lui, puis le traite en hôte de marque et lui offre un repas, mais Ulysse refuse de s'alimenter avant que la magicienne n'ait libéré ses hommes. Circé rend alors leur apparence humaine aux compagnons d'Ulysse, puis leur offre l'hospitalité, cette fois sans tromperie.

Ulysse et ses compagnons restent un an chez Circé à se reposer et à festoyer, après quoi les compagnons rappellent à Ulysse qu'il faut rentrer au pays. Circé leur conseille de visiter les Enfers, car seul le fantôme du devin Tirésias peut leur indiquer le chemin du retour. Le matin du départ, l'un des marins, Elpénor, se tue en tombant du toit du palais.
[modifier] Chant XI
Les Compagnons d’Ulysse volant le bétail d’Hélios, par Pellegrino Tibaldi (1454-1456)

(Suite du récit d’Ulysse)

Le chant XI de l'Odyssée est appelé la Nekuia, c'est-à-dire l'invocation des morts.

Après une journée de navigation, Ulysse débarque au pays des Cimmériens, plongé dans une nuit perpétuelle. Comme indiqué par Circé, il procède à un sacrifice chtonien et promet au devin Tirésias un bélier noir s'il accepte de se montrer à lui. Les ombres des morts s'approchent en foule, mais Ulysse leur défend de se nourrir du sang, qu'il réserve à Tirésias. L'ombre d'Elpénor réclame à Ulysse des funérailles convenables lorsqu'il retournera chez Circé. Puis l'ombre de Tirésias arrive, et fournit à Ulysse les indications qu'il recherchait. Ulysse apprend que lui et ses compagnons aborderont à l'île du Soleil, et qu'ils ne devront pas toucher au bétail d'Hélios s'ils veulent rentrer chez eux. Si jamais ils mangent les vaches du Soleil, Ulysse pourra tout de même rentrer, mais seul, misérable, après avoir perdu tous ses hommes, et il devra accomplir un long voyage afin d'offrir des sacrifices à tous les dieux pour les apaiser.

Ulysse parle ensuite avec le fantôme de sa mère, Anticlée. Elle lui annonce que Pénélope l'attend toujours fidèlement, et lui donne des nouvelles de son père, Laërte, et de son fils, Télémaque. Ulysse aperçoit ensuite plusieurs reines et héroïnes défuntes, dont les histoires sont racontées au passage : Tyro, Antiope, Alcmène, Mégara, Épicaste (c'est le nom de Jocaste chez Homère), Chloris, Léda qui est la mère d'Hélène de Troie, Iphimédée, Phèdre, Procris et Ariane, Maira, Clymène et Ériphyle. À ce stade de son récit, Ulysse fait une pause ; Arété, Alcinoos et les Phéaciens qui l'écoutent échangent des commentaires élogieux à son sujet, puis Alcinoos invite Ulysse à poursuivre son récit.

Le second groupe d'ombres que voit Ulysse comprend les héros de la guerre de Troie morts pendant ou après la guerre : Ulysse s'entretient avec le fantôme d'Agamemnon qui évoque sa mort sous la main d'Égisthe, puis avec l'ombre d'Achille, qui affirme qu'il préfèrerait être un bouvier misérable, mais vivant, plutôt que de régner sur les morts. Ulysse le réconforte en lui rapportant les prouesses de son fils Néoptolème. Ulysse aperçoit aussi Ajax, qui lui tient encore rigueur à cause de leur rivalité à propos des armes d'Achille.

Enfin, Ulysse voit les grandes figures des Enfers. Il voit Minos qui rend la justice chez les morts, puis le géant Orion, puis les damnés du Tartare en proie à leurs supplices : le géant Tityos dévoré par des vautours, Tantale affamé et assoiffé, Sisyphe poussant en vain son rocher. Il voit ensuite l'ombre d'Héraclès, qui chasse éternellement parmi les morts tandis que le véritable Héraclès, divinisé après sa mort, réside sur l'Olympe en compagnie d'Hébé. Après avoir vu tous ces défunts, Ulysse rentre au navire, de peur d'être changé en pierre par le fantôme de Gorgo.
[modifier] Chant XII
Ulysse et les Sirènes, vase grec

(Fin du récit d’Ulysse)

Après son escale en Cimmérie, Ulysse retourne sur l'île d'Aiaié auprès de Circé, où le navire aborde au soir. Le lendemain se passe en repos et en festins. Au soir, Circé fournit à Ulysse d'autres indications sur la navigation qui l'attend avant de parvenir à l'île du Soleil dont lui a parlé Tirésias. Elle évoque les Sirènes et le moyen de se prémunir de leur chant mortel, puis les Planktes, deux écueils qui broient les vaisseaux au passage et où vivent Charybde et Scylla, que seuls les Argonautes ont réussi à franchir avec l'aide d'Héra. Elle laisse Ulysse choisir entre le passage par Charybde ou celui par Scylla.

Le lendemain, Ulysse et ses compagnons repartent en mer. Grâce aux conseils de Circé, ils évitent sans encombre les Sirènes, car Ulysse a ordonné à ses marins de se boucher les oreilles avec de la cire ; lui-même, désireux d'écouter le chant, s'est fait attacher au mât pour ne pas être tenté de se jeter à la mer sous le charme. Ils arrivent ensuite à hauteur des deux écueils de Charybde et Scylla : ils passent au large de Charybde, mais ne peuvent éviter l'autre monstre, Scylla, qui enlève et dévore six marins.

Une fois franchis les deux écueils, le navire d'Ulysse parvient sur l'île du Soleil. Ulysse répète à ses hommes l'avertissement donné par Tirésias et leur défend de chasser sur l'île. Les premiers jours, les vivres amassés dans le navire suffisent à nourrir tout le monde ; mais pendant un mois, les vents contraires retiennent Ulysse sur l'île. Au bout d'un mois, affamés et ne pouvant repartir à cause de la tempête, les hommes d'Ulysse profitent que celui-ci a succombé au sommeil et dévorent les troupeaux d'Hélios, qui les voit du haut de son char et réclame aussitôt vengeance à Zeus. Les marins d'Ulysse festoient pendant six jours, ignorant des signes funestes envoyés pour les avertir : les viandes tournant sur les broches se mettent à meugler. Le septième jour, la tempête se calme et le vaisseau repart, mais un ouragan survient, et Zeus foudroie le navire, qui sombre avec tout l'équipage. Seul Ulysse, qui n'a pas mangé de bétail, survit au naufrage et échappe de peu à Charybde vers le rocher duquel le vent l'a entraîné. Accroché à une poutre, il dérive ensuite pendant dix jours, puis s'échoue sur l'île de Calypso où il passe les sept années suivantes prisonnier de la nymphe.
[modifier] Chants XIII à XX : retour d'Ulysse à Ithaque et préparatifs de la vengeance
[modifier] Chant XIII

Ulysse a terminé son récit ; Alcinoos lui promet de le faire ramener à Ithaque par ses marins sans autres péripéties, puis tout le monde va se coucher. Le jour suivant, le trente-cinquième, les Phéaciens offrent à Ulysse un navire, un équipage et des présents. Le soir, après un banquet, Ulysse embarque, puis sombre dans le sommeil tandis que les marins phéaciens s'activent à bord et que le vaisseau phéacien file sur la mer à une vitesse surnaturelle. Après un jour et une nuit de navigation, le navire des Phéaciens accoste à Ithaque. Les Phéaciens déposent Ulysse, toujours endormi, dans une grotte fréquentée par les nymphes, et déposent auprès de lui les présents d'Alcinoos ; puis ils repartent, mais Poséidon obtient de Zeus de punir les Phéaciens qui ont bravé les mers en offrant à Ulysse un retour aussi rapide : Poséidon enracine alors le navire au fond de la mer au moment où il est sur le point de rentrer au port en Phéacie.

Pendant ce temps, à Ithaque, Ulysse s'éveille au matin, mais Athéna fait en sorte qu'il ne reconnaisse pas sa patrie dans un premier temps. Déguisée en jeune berger, elle l'accueille, et il se présente sous une fausse identité en prétendant être Crétois. Athéna n'est pas dupe, et révèle son identité de déesse, puis dissipe le sort qui empêchait à Ulysse de reconnaître les environs et lui révèle qu'il est de retour chez lui. Elle l'informe ensuite des manigances des prétendants de Pénélope, et le déguise en mendiant afin qu'il puisse voir ce qui se passe chez lui sans être reconnu. Il part ensuite retrouver son loyal porcher, Eumée.
[modifier] Chant XIV

Ulysse, déguisé en mendiant, est accueilli par Eumée, qui lui offre l'hospitalité. Au cours du repas, Eumée évoque le sort malheureux de son maître disparu et les abus auxquels se livrent les prétendants au palais. Après le repas, Ulysse, toujours incognito, questionne Eumée sur son propre sort : le porcher explique que de nombreux vagabonds viennent au palais raconter des mensonges et de fausses nouvelles d'Ulysse afin de s'attirer la bienveillance de Pénélope. Eumée lui-même refuse de croire qu'Ulysse est encore en vie, malgré les affirmations du mendiant qui tente de lui redonner confiance, et il s'inquiète sur l'avenir de Télémaque. Eumée interroge alors Ulysse sur ses origines, et celui-ci se lance dans un « récit crétois » où il se présente sous une fausse identité pour ne pas se faire reconnaître tout de suite : il se présente comme un Crétois ayant combattu à Troie et ayant perdu ses compagnons au cours de péripéties en Égypte pendant son voyage de retour. Il dit même avoir entendu parler d'Ulysse chez le roi des Thesprotes, Phidon, et prétend qu'Ulysse serait parti à Dodone consulter l'oracle de Zeus. Eumée, en retour, évoque son propre quotidien et ses visites au palais de Pénélope, mais se refuse toujours à croire qu'Ulysse serait vivant. Le soir vient, et les pâtres qui travaillent au service d'Eumée rentrent pour le souper. Au cours du repas, Ulysse raconte une anecdote de la guerre de Troie où il se met lui-même en scène - en tant qu'Ulysse - trouvant une ruse pour se procurer un manteau à lui-même - sous sa fausse identité. Le récit a pour but de mettre à l'épreuve la générosité d'Eumée en l'incitant à lui offrir un manteau comme couverture pour la nuit. Eumée ne s'y trompe pas et se montre bel et bien généreux : il prête un manteau au mendiant pour la nuit.
[modifier] Chant XV
Athéna et Télémaque, illustration de John Flaxman (1810)

Pendant ce temps, Athéna part chercher Télémaque à Lacédémone où il demeurait depuis un mois chez Ménélas. Elle lui apparaît en rêve et lui conseille de rentrer dans son pays et d'aller chez Eumée. Suivant son conseil, Télémaque éveille Pisistrate et tous deux s'apprêtent au départ. Ménélas et Hélène lui offrent des présents et un repas avant son départ, puis Télémaque et Pisistrate prennent la route du retour en char. Au moment où ils quittent le palais de Ménélas, les dieux leur envoient un présage favorable, qu'Hélène interprète comme un signe du retour imminent d'Ulysse. Ils arrivent au soir à Phères, puis, le lendemain dans la matinée, à Pylos. Télémaque, de peur d'être retenu par Nestor, préfère embarquer directement dans son navire pour rentrer au plus vite à Ithaque. Au moment d'embarquer, il accepte à son bord un nommé Théoclymène. Puis le navire fait route vers Ithaque, et Télémaque s'inquiète en pensant aux périls de la route.

Pendant ce temps, Ulysse se trouve toujours chez Eumée. Il annonce son intention d'aller mendier son pain au palais, parmi les prétendants, mais Eumée lui conseille d'attendre le retour de Télémaque, qui se montrera plus généreux avec lui que les prétendants. Ulysse accepte, et, pour passer le temps, interroge Eumée sur son passé. Eumée raconte alors l'histoire de sa vie, puis ils vont se coucher.

Le lendemain matin, Télémaque est de retour à Ithaque : il a évité l'embuscade tendue par les prétendants. Incapable d'offrir l'hospitalité à Théoclymène à cause des prétendants qui occupent le palais, il lui indique un logis où se rendre, puis se rend lui-même chez Eumée.
[modifier] Chant XVI

Le trente-neuvième jour, Télémaque arrive chez le porcher Eumée et rencontre Ulysse, son père, que personne n'a encore reconnu sous son déguisement de mendiant. Télémaque et Eumée échangent des nouvelles du palais, où Pénélope résiste toujours aux prétendants. Télémaque s'enquiert ensuite de l'identité de l'hôte d'Eumée ; Eumée lui parle du mendiant et l'invite à lui offrir l'hospitaité, mais Télémaque s'en déclare incapable, à cause des prétendants qui sèment le trouble au palais. Ulysse en mendiant questionne alors Télémaque sur les prétendants et leurs mœurs détestables. Télémaque demande ensuite à Eumée d'aller voir Pénélope pour la prévenir de son retour ; Eumée évoque le chagrin de Laërte, le père d'Ulysse, qui dépérit de chagrin depuis la disparition de son fils. Une fois Eumée parti, Athéna s'approche de la maison et indique à Ulysse, sans être vue de Télémaque, qu'il est temps de révéler son identité à son fils. Elle rend alors à Ulysse son apparence royale. Lorsqu'Ulysse rentre dans la maison, Télémaque est saisi d'effroi devant son soudain changement d'apparence, et Ulysse lui révèle son identité. Après leurs retrouvailles, au cours desquelles Ulysse raconte brièvement sa véritable histoire, le père et le fils commencent les préparatifs de leur vengeance pour se débarrasser des cupides prétendants. Pendant ce temps, Eumée annonce au palais la nouvelle du retour de Télémaque, à la joie de Pénélope et au grand dépit des prétendants, qui veulent toujours sa mort. Le soir, Eumée revient à sa cabane, où Ulysse a repris son déguisement.
[modifier] Chant XVII

Le jour suivant, Télémaque part pour la ville où sa mère le reçoit à bras ouverts et le presse de questions à propos d'Ulysse. Sans lui révéler que son père est de retour, il informe Pénélope que la nymphe Calypso le retenait sur son île (comme Ménélas le lui a appris au chant IV). Dans l'après-midi, Ulysse et Eumée partent pour la ville, Ulysse toujours déguisé en mendiant. Sur la route, Ulysse se fait insulter et frapper par le chevrier Mélantheus, qui sert les prétendants. Ils arrivent ensuite sur le seuil du palais d'Ulysse. Ils y aperçoivent le vieux chien d'Ulysse, Argos, qui meurt en reconnaissant son maître. À leur entrée dans la grand salle, Télémaque les reconnaît et sert de la viande à Ulysse. Les prétendants réservent un accueil moqueur au mendiant, à commencer par leur chef Antinoos, qui insulte Ulysse et le frappe d'un coup de tabouret. Ulysse, méditant sa vengeance, supporte coups et moqueries en demandant l'aumône. Antinoos redouble de menaces, au point de s'attirer la désapprobation des autres prétendants, saisis d'une crainte superstitieuse. Eumée parle du mendiant à Pénélope, et celle-ci décide de lui parler. Mais Ulysse la fait attendre jusqu'au soir, pour ne pas exciter de nouveau la haine des prétendants. Eumée s'en retourne alors chez lui.
[modifier] Chant XVIII

Iros, un mendiant fameux à Ithaque, arrive au palais. Voyant Ulysse en mendiant installé sur le seuil, il l'insulte. Une bagarre éclate, dont Antinoos et les prétendants s'amusent beaucoup, promettant une abondante récompense en viande au vainqueur. Mais contrairement à leur attente, c'est Ulysse qui l'emporte. L'un des prétendants, Amphinomos, vient féliciter Ulysse et lui offrir du pain ; en retour, celui-ci lui conseille de quitter le palais avant le retour d'Ulysse, afin de lui donner une chance d'échapper au massacre à venir, mais Amphinomos n'en fera rien. Guidée par Athéna, Pénélope se montre aux prétendants, et donc également à Ulysse. La reine reproche aux prétendants leur conduite grossière, mais Antinoos, parlant en leur nom, campe sur ses positions et refuse de quitter le palais avant que Pénélope n'ait accepté d'épouser l'un d'entre eux. Les insultes à l'égard d'Ulysse continuent, de la part de Mélantho, l'une des servantes du palais qui a pris le parti des prétendants, puis de l'un des prétendants, Eurymaque, qui manque blesser Ulysse avec un tabouret. Mais le banquet s'achève dans un calme relatif.
[modifier] Chant XIX
Ulysse déguisé en mendiant tente de se faire reconnaître par Pénélope, relief en terre cuite, v. 450 av. J.-C., musée du Louvre (CA 860)

Ulysse et Télémaque s'emparent des armes accrochées aux murs du palais et les placent en lieu sûr. Ulysse parle ensuite à Pénélope sans que celle-ci le reconnaisse. Elle lui explique qu'elle ne croit pas qu'Ulysse soit mort et qu'elle ne désire pas se remarier. C'est pourquoi elle a repoussé les prétendants, leur faisant croire qu'elle tissait un linceul pour le père de son mari mais elle défaisait chaque nuit le travail accompli durant le jour. De son côté, Ulysse s'affirme certain qu'Ulysse va revenir, et, tout en s'en tenant à sa fausse identité et à l'histoire qu'il a déjà inventée pour Eumée, lui donne quelques informations véridiques sur son retour et son séjour chez les Phéaciens. Pénélope sort en ordonnant à ses servantes de laver les pieds du mendiant et de lui préparer un lit. Ulysse acquiesce, mais n'accepte de se faire laver les pieds que par la vieille Euryclée. En lui lavant les pieds, la nourrice reconnaît sur la jambe d'Ulysse une cicatrice qu'il porte depuis qu'un sanglier l'a blessé dans sa jeunesse, alors qu'il chassait sur le mont Parnasse en compagnie des fils d'Autolycos. L'épisode est rappelé à cette occasion, et l'on apprend que c'est Autolycos qui a choisi le nom d'Ulysse. Bouleversée, Euryclée comprend que le mendiant n'est autre que son roi, mais, à la demande d'Ulysse, elle promet de garder le secret. Après le bain de pieds, Pénélope invite le mendiant à s'en aller dormir, mais lui demande auparavant son avis sur un songe prémonitoire qu'elle a fait : c'est un nouveau présage du retour d'Ulysse. Pénélope annonce ensuite qu'elle consentira à épouser celui qui sera capable de bander l'arc de son époux et d'envoyer une flèche traverser douze haches alignées, comme le faisait Ulysse. Ulysse approuve, et lui assure qu'Ulysse reviendra avant qu'aucun prétendant ne parvienne à remporter l'épreuve. Après cela, tous vont se coucher.
[modifier] Chant XX

La nuit s'avance, mais Ulysse reste éveillé. Il observe les servantes, voit celles qui lui sont restées fidèles et celles qui s'amusent avec les prétendants. Il se rappelle ses aventures passées et attend l'heure de se venger : « Patience, mon coeur ! ». Athéna lui apparaît alors et le convainc de dormir un peu. Peu après, Pénélope s'éveille et s'abandonne au chagrin. Ulysse entend ses plaintes, et demande à Zeus de lui envoyer un signe favorable : aussitôt la foudre brille dans le ciel.

Au matin du 41e jour, à l'occasion de la fête d'Apollon, le banquet commence. Les servantes s'affairent et Eumée arrive au palais. Ulysse subit de nouveau des insultes et des moqueries. Eumée et Ulysse rencontrent le bouvier Philoetios, resté fidèle à Pénélope, et qu'Ulysse persuade de rester au palais, se ménageant ainsi un allié supplémentaire pour le combat à venir. Pendant ce temps, les prétendants méditent encore la mort de Télémaque, mais un présage défavorable leur fait finalement renoncer à leur projet et ils se rendent au festin. Pendant le repas, les prétendants, qui ne cessent de se moquer d'Ulysse et de le rudoyer, sont soudain saisis d'un rire inextinguible proche de la folie, tandis que les présages se multiplient autour d'eux : ces signes sont envoyés par Athéna, qui prépare leur perte. Théoclymène prophétise soudain leur fin funeste, et quitte l'assemblée sous les moqueries.
[modifier] Chants XXI à XXIV : la vengeance d'Ulysse
[modifier] Chant XXI

Pénélope fait préparer l'arc et les flèches d'Ulysse, dont l'histoire est rappelée à ce moment. La reine avise alors ses prétendants de sa décision d'épouser celui qui sera capable de bander l'arc d'Ulysse et de traverser, d'une flèche, douze fers de hache disposés à la file. Télémaque, outré, se propose de réussir l'épreuve lui-même afin de dissuader les prétendants pour de bon : il tente trois fois de bander l'arc de son père, mais Ulysse déguisé lui fait signe d'arrêter au moment où il va peut-être réussir. Les prétendants se préparent alors à tenter l'épreuve les uns après les autres. Toutefois, aucun d'eux n'est assez fort pour bander l'arc d'Ulysse. Pendant ce temps, Ulysse va trouver Eumée et Philoetios et leur révèle son identité, puis leur ordonne de fermer les portes de la salle et leur donne diverses instructions. Il retourne alors près des prétendants et déclare qu'il veut tenter l'épreuve. Antinoos se moque de lui, mais Pénélope le fait taire et accepte de donner sa chance au mendiant. Télémaque la somme alors de regagner sa chambre et de laisser les hommes entre eux, afin qu'elle n'assiste pas au massacre. Ulysse se saisit alors de l'arc, le bande sans problème, et réussit l'épreuve, au grand effroi des prétendants. Ulysse et Télémaque se saisissent alors de leurs armes.
[modifier] Chant XXII
Massacre des prétendants par Ulysse et Télémaque, cratère campanien à figures rouges, v. 330 av. J.-C., musée du Louvre (CA 7124)

Ce chant a été appelé la « Mnestérophonie », c'est-à-dire « le massacre des prétendants ».

Ulysse tire sa première flèche. Cette dernière atteint à la gorge Antinoos, qui s'effondre immédiatement. Ulysse révèle ensuite sa véritable identité. C'est alors qu'Eurymaque supplie Ulysse de l'épargner en échange de nombreux présents. Mais l'Ingénieux ne cède pas. En effet les prétendants ont commis le délit de démesure, qui ne peut être pardonné. Ulysse, avec l'aide de son noble fils Télémaque, du brave porcher Eumée et du fidèle chevrier Euphilétos châtie tour à tour les malheureux prétendants. Sur l'injonction de Télémaque, Ulysse épargne l'aède Phémios et un serviteur du palais. Par cet acte, il se démarque d'Égisthe. Mélanthès est capturé. Il subit ensuite le pire des châtiment : on l'émascule, lui sectionne les membres, puis on jette ses restes au chiens. Après cet épisode sanglant, Euryclée dénonce les douze servantes qui ont trahi Ithaque. Elles seront pendues après avoir été forcées de nettoyer les traces du massacre.
[modifier] Chant XXIII

Le soir, Ulysse rejoint Pénélope qui doute encore. En accord avec Télémaque, il retarde l'annonce de la nouvelle de la mort des prétendants. Pénélope met Ulysse à l'épreuve en lui mentant sur leur lit. Ce dernier, en révélant les caractéristiques du lit en bois, se fait enfin reconnaître. Ils se tombent dans les bras et se racontent les souffrances qu'ils ont subies durant toutes ces longues années.

Nombre d'homéristes considèrent que le poème authentique s'achève avec le vers XXIII 296, qui évoque sobrement les retrouvailles charnelles des deux époux, et que tout ce qui suit a été ajouté postérieurement, de la même façon que le chant X de l’Iliade (la « Dolonie »). Quoi qu'il en soit de cette question très complexe, nous savons que les grammairiens d'Alexandrie Aristophane et Aristarque reconnaissaient ici la « fin » ou le « terme », πέρας, de l'Odyssée, pour des raisons qui ne semblent pas avoir été documentaires (i.e. parce qu'ils connaissaient des copies du poème s'achevant en XXIII 296), mais en raison d'un jugement littéraire.
[modifier] Chant XXIV

Hermès conduit aux Enfers les âmes des prétendants, les autres âmes discutent entre elles de la nouvelle. De son côté, Ulysse retrouve Laërte, son vieux père, et s'en fait reconnaître. Cependant à Ithaque, la nouvelle du massacre des prétendants se répand et une partie des citoyens s'arment pour la vengeance. Athéna s'interpose alors et ordonne la paix durable entre les deux camps.
[modifier] Œuvres dérivées

L’Odyssée a inspiré de nombreuses œuvres, dans des domaines très divers.

Littérature

* Le roman Les aventures de Télémaque de Fénelon (1699) est une réécriture de l’Odyssée étoffée et complétée des pérégrinations de Télémaque à la recherche de son père.
* Le roman Ulysse de James Joyce (1921) se veut une réécriture de l’Odyssée dans le Dublin moderne, en une journée ;
* Le roman Naissance de l’Odyssée de Jean Giono (1930) est une réécriture de l'Odyssée qui relate le mensonge d'un Ulysse très humain.
* Le diptyque de Dan Simmons, Ilium (2003) et Olympos (2005), est en partie une réécriture des épopées homérique dans un univers de science-fiction.

Poésie

* Le poète grec moderne Constantin Cavafy a composé plusieurs poèmes directement inspirés de l’Odyssée, dont « Une autre Odyssée » (1894) et « Ithaque » (1911).
* L'écrivain grec moderne Níkos Kazantzákis a composé une Odyssée (1924-39).

Théâtre

* Jean-Michel Ribes a écrit une pièce de théatre, L'Odyssée pour une tasse de thé (1974), reprenant l’Odyssée d'une façon parodique.

Musique

* La chanson The Odyssey, dans l'album éponyme du groupe de métal progressif Symphony X, est une composition épique comprenant sept parties, durant 24 minutes, qui raconte le voyage de retour d'Ulysse.
* La chanson Tales Of Brave Ulysses du groupe de blue/rock psychédélique anglais Cream sur l'album Disraeli Gears.

Danse

* Le ballet de danse contemporaine Ulysse de Jean-Claude Gallotta, pièce angulaire de la nouvelle danse française, a été chorégraphié en quatre versions différentes de 1981 à 2007.

Peinture

* Le peintre Georges-Antoine Rochegrosse a réalisé des dessins et des peintures pour une édition de l'Odyssée dans la traduction de Leconte de Lisle parue en 1930.
* John Flaxman a réalisé une série de compositions portant sur les principaux épisodes de l'Odyssée, gravées par Reveil et publiées en 1835.
* Le peintre Marc Chagall a réalisé une série de 82 lithographies représentant les grandes scènes de l'Odyssée, publiée en 1974-75.

Bande dessinée

* Lob et Pichard ont repris l’Odyssée dans leur bande dessinée Ulysse, où l’Olympe est dépeinte comme une assemblée d’extraterrestres munis de technologies modernes : l’outre à vent d’Éole est par exemple un réacteur, etc.

Cinéma

* Le péplum Ulysse (1954) de Mario Camerini est une adaptation de l’Odyssée.
* Le film O'Brother (2000) des frères Coen s'inspire librement de l’Odyssée dans certaines de ses péripéties.

Télévision

* En 1968, Franco Rossi a réalisé pour la télévision une adaptation très fidèle en 8 épisodes d'une heure.
* Ulysse 31 (1981) est un dessin animé franco-japonais représentant le périple d’un Ulysse vivant au XXXIe siècle ap. J.C.

Jeux vidéo

* Le jeu Odyssey : Sur les traces d'Ulysse (2000), de Cryo Interactive, reprend d'assez près la trame des aventures d'Ulysse.

[modifier] Notes et références
[modifier] Notes

1. ↑ Certains spécialistes affirment que l'Odyssée est le fait d'une seule personne[1], alors que d'autres affiment qu'il s'agit d'une oeuvre écrite par au moins trois auteurs différents[2].

[modifier] Références

1. ↑ a et b Personnel de rédaction, « l'Odyssée », 2010, Encyclopédie Larousse. Consulté le 11 avril 2010
2. ↑ a et b (en) Alain Rey (dir.), Le Petit Robert des noms propres: Dictionnaire illustré des noms propres, Dictionnaires Le Robert, Paris, avril 2000, 2300 p. (ISBN 2-85036-652-Cool, p. 1520-1521
3. ↑ Personnel de rédaction, « Odyssée », 2009, Trésor de la langue française informatisé. Consulté le 11 avril 2010
4. ↑ Homère (trad. Philippe Jaccottet), Odyssée, La Découverte, Paris, 2000, 435 p. (ISBN 978-2-7071-4370-9).
1re éd. à Paris par le Club Français du Livre en 1955

5. ↑ (grc)(fr) Homère (trad. Victor Bérard), Odyssée, vol. 1 : Chants I à VIII, Belles Lettres, coll. « Classiques en poche », 2001 (réimpr. 2002), poche, 290 p. (ISBN 2-251-79957-5)
6. ↑ Introduction de Jean Bérard à l'édition Folio (1955), p.16.
7. ↑ Suzanne Saïd, Homère et l’Odyssée, p.18.

[modifier] Voir aussi

Sur les autres projets Wikimédia :

* Odyssée sur Wikimedia Commons (ressources multimédia)
* Ὀδύσσεια sur Wikisource (bibliothèque universelle)

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* Odyssée sur Wikisource (bibliothèque universelle)

[modifier] Bibliographie
Books-aj.svg aj ashton 01.svg
Consultez la liste des éditions de cette œuvre :
Odyssée (Homère).

* Samuel Butler, The Authoress of the Odyssey, 1897, texte en ligne sur l'Internet Archive.
* Jean Cuisenier, Le Périple d'Ulysse, Fayard, 2003.
* Marcel Detienne et Jean-Pierre Vernant, Les Ruses de l'intelligence. La mêtis des Grecs, Flammarion, 1974.
* Moses Finley, Le Monde d'Ulysse, Seuil, coll. « Points », 2002.
* Michel Honaker, Odyssée, Flammarion, 2006.
* Pietro Pucci, Ulysse polutropos : lectures intertextuelles de l'Iliade et de l'Odyssée, Septentrion, 1995.
* Suzanne Saïd, Homère et l'Odyssée, Belin, 1998.
* Tim Severin, Le Voyage d'Ulysse, Albin Michel, 1989.

[modifier] Vidéographie

* [vidéo] Jean-Pierre Vernant, « L’Odyssée » sur le site du Collège de France, 23 octobre 2006 (cette conférence tenue au Lycée Le Corbusier d’Aubervilliers par J.-P. Vernant, professeur honoraire du Collège de France, est aussi sa dernière intervention publique.)

[modifier] Articles connexes

* Samuel Butler élabora une théorie selon laquelle l’Odyssée aurait en réalité été l'œuvre d’une jeune femme sicilienne, et que les scènes poétiques refléteraient les côtes de la Sicile et des îles avoisinantes. Il a développé cette théorie dans The Authoress of the Odyssey (1897), ainsi que dans l’introduction et les notes de pied-de-page de sa propre traduction en prose de l’Odyssée.
* Cycle troyen : les Retours et la Télégonie
* Mondes imaginaires de la Grèce ancienne
* Iliade
* Homère
* Guerre de Troie

[modifier] Liens externes

* Différentes traductions en français depuis Certon (1604) à Meunier (1943)
* Le texte grec et une traduction anglaise sur le site Perseus
* Le texte grec en Unicode sur le site du Thesaurus Linguae Graecae

v · d · m
Cycle troyen
Chants cypriens • Iliade • Éthiopide • Petite Iliade • Le Sac de Troie • Retours • Odyssée • Télégonie

* Portail de la mythologie grecque Portail de la mythologie grecque
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* Portail de la poésie Portail de la poésie

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10 Re: Le topic der gentlemenen le Jeu 9 Sep - 17:33

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champi0n

Ulysse n'est pas revenu de la guerre qui l'opposa, lui et les grecques, aux Troyens et est retenu chez la nymphe Calypso. Dans sa demeure, en Ithaque, des prétendants courtisent sa femme Pénélope qui continue, après plusieurs années, d'espérer le retour de son époux. Le fils d'Ulysse, Télémaque, exècre comme sa mère ces prétendants qui festoient chez lui et se nourrissent de ses biens.

Avec l'accord de Zeus, la déesse Athéna incite Télémaque à quitter Ithaque pour s'enquérir du retour de son père. Télémaque se rend d'abord chez le roi Nestor, puis chez le roi Ménélas et sa femme Hélène qui, lui contant le courage de son père, ne savent néanmoins pas où il se trouve. En Ithaque, les prétendant apprennent le départ de Télémaque contre leur volonté et décident de lui tendre une embuscade à son retour.

Zeus, sous l'instigation d'Athéna décide le retour d'Ulysse chez lui et envoie Hermès l'annoncer à Calypso. Elle accepte à contrecœur et laisse Ulysse partir sur un radeau. Apres 17 jours de navigation, il échoue en Phéacie ou il est accueillit pas Nausicaa, la fille du roi. Lors d'une grande fête, Ulysse raconte, sans se nommer, sa détention chez Calypso et ses jours de dérive de son île à celle des Phéaciens. Les Phéaciens lui promettent de le ramener en Ithaque et lui offrent des cadeau. Le soir venu, Ulysse se nomme alors et démontre ses talents d'aède en contant toutes ses aventures aux Phéaciens :

Après une bataille contre les Kikones, une tempête, et une rencontre avec l'étrange peuple des Lotophages, Ulysse et ses hommes sont prisonniers chez le Cyclope Polyphème. Après l'avoir aveuglé, ils s'enfuient et Polyphème, fou de rage, invoque son père Poséidon, qui lui promet vengeance.

Ulysse arrive chez Éole, qui enferme tous les vents défavorables dans une outre et la lui donne Les compagnons d'Ulysse ouvrent l'outre et déclenchent une tempête. Arrivée chez les Lestrygons : Ulysse perd onze de ses douze navires. Arrivée dans l'ile de Circée qui transforme les compagnons d'Ulysse en cochon. Ulysse réussit à les sauver avec l'aide d'Hermès. Après un an en compagnie de Circé, il quitte l'île et se rend, sur ses conseils, au pays des morts interroger le devin Tirésias.

Ulysse parle avec plusieurs défunts illustres et reçoit les conseils de Tirésias.

Retour d'Ulysse chez Circée. Celle-ci lui explique les dangers qui l'attendent. Départ d'Ulysse et de ses compagnons. Ils échappent aux Sirènes qui tentent de les envouter par leur chant. Ulysse passe avec son navre près du monstre Scylla et perd six hommes. Accostant sur l'île du Soleil, les hommes d'Ulysse désobéissent aux conseils de Tirésias et mangent les bœufs de Soleil qui demande vengeance à Zeus. Ils s'embarquent, mais atteignant le large, une tempête détruit le navire et tue tous les hommes, sauf Ulysse, qui se réfugie sur l'île de Calypso.

Ulysse vient de terminer son récit et reçoit d'autres cadeaux de son auditoire. Le lendemain soir, il prend congé des Phéaciens et s'assoupit dans le navire qui le dépose, encore endormi, sur la cote d'Ithaque. Après son réveil, Athéna vient à sa rencontre, lui conseille de cacher les cadeaux des Phéaciens et, l'avertissant du danger des prétendant le transforme en mendiant. Elle prend alors le chemin de Sparte pour ramener Télémaque en Ithaque.

Ulysse se rend chez Eumée, son porcher qui lui accorde l'hospitalité. Eumée raconte au « mendiant », qui se présente comme un aventurier crétois qui aurait eu des nouvelles récentes d'Ulysse, l'arrogance des prétendants et le danger couru par Télémaque. Ulysse comprend qu'Eumée lui est resté fidèle et s'endort du plus doux des sommeils.

A Sparte, Athéna précipite le retour de Télémaque et lui explique comment éviter l'embuscade des prétendants. Télémaque embarque pour Ithaque et accueille à son bord le devin Théoclymen qui lui prédit le retour d'Ulysse. Télémaque arrive saint et sauf et se rend chez Eumée, qu'il presse d'aller annoncer son retour à Pénélope. Ulysse révèle son identité à Télémaque. Ils dressent leur plan pour se venger des prétendants. Dans la demeure d'Ulysse, les prétendants, avertis du retour de Télémaque cherchent un autre moyen de se débarrasser de lui.

Télémaque, puis Eumée et Ulysse se rendent en ville. Ce dernier réussit, toujours déguisé en mendiant se fait accorder l'hospitalité par Télémaque qui ne doit pas révéler son retour. Apres bien des brimades des prétendants, Ulysse se fait l'hôte de Penelope en lui donnant des nouvelles de lui-même. Il se fait reconnaitre par la nourrice Euryclée mais lui intime le silence. Plus tard, Penelope annonce au « mendiant » qu'elle organisera le lendemain l'épreuve de l'arc, pour choisir un époux parmi les prétendants : ceux-ci devront réussir à bander l'arc d'Ulysse et décocher une flèche à travers douze haches. Le soir arrive, Ulysse s'endort en tramant la mort des prétendants.

Epreuve de l'arc. Aucun des prétendants n'arrive à bander l'arc. Ulysse demande son arc et, réussissant l'épreuve, décoche la victoire. Il tue alors Antinoos, le chef des prétendants d'une flèche et révele sa véritable identité aux prétendants. Ulysse et Télémaque, accompagné d'Eumée et du porcher Philoetios engagent le combat. Aidés d'Athéna, ils éliminent tous les prétendants. Puis, Euryclée amène les servantes qui on trahit Pénélope et Ulysse les pends toutes.

Ulysse révèle alors son identité à Pénélope. Ils montent dans le lit conjugal et Ulysse lui raconte ses aventures. Puis, le lendemain il se rend chez son père Laërte. Celui-ci reconnait son fils après tant d'années et pleure de joie. Mais dans la ville, les parents des prétendants apprennent leur mort et, après avoir tenu conseil, marchent vers Ulysse. Athéna obtiens de Zeus la permission d'intervenir. Ulysse, Télémaque, Laërte et ses partisans s'opposent aux gens d'Ithaque. Ulysse tue leur chef, Eupithès, père d'Antinoos. Mais alors que les deux camps se lancent l'un vers l'autre, la déesse Athéna arrête le combat et fait oublier aux parents le motif de leur rage. Ulysse a réalisé sa vengeance et a rétablit son autorité. La paix est revenue sur Ithaque.

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11 Re: Le topic der gentlemenen le Ven 10 Sep - 1:34

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12 Re: Le topic der gentlemenen le Ven 10 Sep - 22:08

Euh ???
Vous êtes cons ou ?
Enfin c'est grave là ^_____^
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13 Re: Le topic der gentlemenen le Sam 11 Sep - 12:27

Darknaruto75 a écrit:Euh ???
Vous êtes cons ou ?
Enfin c'est grave là ^_____^
je sais pas si vous vous rendez compte mais le test des sens
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Personnellement, je ne suis pas convaincu que si la théorie de l'évolution semble être un "fait établi", qu'il en soit de même de toutes les théories qui se réclament "évolutionnistes".

Mon domaine de recherche, c'est la psychologie. Il existe en psychologie plusieurs courants de recherches qui se réclament de l'évolutionnisme. Les "preuves" dans ce domaine sont largement criticables, et tiennent le plus souvent de l'explication a postériori, avec tous les biais que cela comporte, que de la véritable théorie scientifique.

Dire que tel comportement est issu d'un comportement archaïque est une extrapolation, puisque personne n'est capable de retourner dans le passé pour observer les-dits comportements archaïques, donc point de validation empirique.

Pour ma part, il y a plusieurs types de théories évolutionnistes, et on peut les diviser en deux catégories, celles qui étudient les comportements évolués (c'est celles qui me paraissent le plus criticable, puisque elles apportent des justifications biologiques, ou génétiques à certains types de comportements, en minimisant l'influence du contexte social) et celles qui étudient les comportements évolutifs, c'est-à-dire, comment un comportement va se modifier, selon des principes évolutionnistes, en fonction du contexte social.

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14 Re: Le topic der gentlemenen le Sam 11 Sep - 17:23

Bah franchement je suis bien d'accord, mais pour répondre à mes propres questions ci-dessus : je ne saurais dire s'il est réellement pertinent. Déjà, certains a priori ne voient là qu'une manoeuvre pré-électorale. J'estime que le fond de la question est important, mais la forme, j'ai un doute : comme si ça pouvait se régler en 2 mois avec un joli questionnaire sur le net, et dont la réponse pourrait être gravée dans le marbre ad vietnam aeternam.
Ensuite, pour ma part, je suis fier d'être français et du pays dans lequel je vis, sans toutefois avoir de malsain sentiment de supériorité sur le reste de la planète, et surtout, sans oeillères, sans me leurrer sur les nombreux dysfonctionnements, problèmes, etc. Cela dit, quitte à balancer des lieux communs, c'est le cas de tous les pays, l'herbe est plus verte ailleurs blablabla. Cette fierté n'est absolument pas fondée rationnellement, bien sûr, c'est juste un sentiment (enfin, bon, c'est comme justifier qu'on aime le chocolat xD).
Quant à ce qui, pour moi, définit le "bon" français... chaud. Bon déjà, j'accorde pas une importance formidable au "sang". Je serais mal placé, en tant que petit-fils d'immigré. Après, je dirais que c'est adhérer à un ensemble de valeurs qui seraient les nôtres, mais honnêtement, j'aurais beaucoup de mal à les définir. Le suffrage universel, la laïcité des institutions, liberté/égalité/fraternité, etc, je largue un tapis de clichés mais c'est volontaire. Du moins je sais ce que je déplore : le communautarisme (notamment chez les immigrés. Attention ! Je ne dis pas que les immigrés font forcément bande à part. Et quand bien même certains le font, je ne catalogue pas cette attitude comme de la mauvaise volonté, si la République fait pas son boulot pour intégrer les nouveaux, hein, ils peuvent pas tout faire tous seuls. Je ne prône pas non plus une totale acculturation de l'immigré : garder sa spécificité, sa culture, kewl, mais en se fondant dans le creuset républicain. On devient français, pas marocain/togolais/kosovar habitant en France, ce qui à mon sens est subtilement différent), les régionalismes trop exacerbés (qu'on encourage plus l'apprentissage des langues et histoires régionales, je suis pour, ça fait partie de notre riche patrimoine, mais on fait ça dans le cadre d'une République une et indivisible. Alors les velléités d'autonomie, au trou. Oui la Corse je te regarde, mais y'a pas que toi. Je ne souhaite pas un système à l'espagnole.) et le manque de patriotisme apparent de la population.
Tout le monde connait la rengaine : on a honte d'être français à cause de notre passé colonial ou autre raison qui va bien, blabla, récupération des symboles nationaux par le FN, aimer sa patrie c'est être facho et un drapeau BBR à la fenêtre précède les bruits de bottes. Malaise de fond ou stéréotypes à deux balles ? Je n'ai pas de réponse, mais j'ai quand même cette sensation.

Vala, je vous écoute maintenant.

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15 Re: Le topic der gentlemenen le Sam 11 Sep - 18:34

Me voici encore, pour la deuxième fois en 5 ans de carrière, au nombre de ces malchanceux professeurs de philosophie qui se retrouvent assignés à prétendre enseigner la philosophie en classes technologiques, et plus spécifiquement en STI puisque mon lycée n’a que cette vocation (classes de génie mécanique et de génie électrique composées d’élèves qui n’ont, de leur propre aveu, guère de génie- car ils sont dépourvus de beaucoup de choses mais pas d’humour). Qu’ai-je mérité pour recevoir une telle punition ? Je ne sais. Pourtant, j’ai eu mon concours, comme tout le monde, et à une époque où le CAPES (52 postes) pouvait prétendre à un certain niveau d’exigence. Je suis bi-admissible à l’agrégation externe de surcroît. Non, je ne vois pas pourquoi. La qualité de l’enseignant n’a certainement rien à voir dans tout cela. Juste une question de malchance, de points et de mutation ratée.

Je vous imagine tous, vous qui lisez ce texte, en train de vous dire : nous avons affaire à une élitiste réactionnaire (oui, je le suis si vous définissez ainsi les gens qui défendent la différence de traitement entre les élèves travailleurs et les autres…), à ce genre de personnes qui se lamentent sans cesse de la baisse du niveau des élèves (oui, j’en suis, bien que je n’aie connu cette période lointaine, rêvée, phantasmée, qu’en tant qu’élève), qui ne comprennent pas que les classes qui ont le plus besoin de philosophie, ce sont celles-là…(et tout cela au nom de la rhétorique socialo-angélico-démagogue : donnons symboliquement à ces classes sociales, souvent défavorisées, la philosophie en pâture- sauf que l’égalité des chances ne passe pas par des symboles mais par des réalités : arrêtons, par exemple de saper l’enseignement du Français dans l’école publique !)

Nobles propos (concernant le dernier) que vous tiendriez volontiers, assis tranquillement à une terrasse de café, à converser sur la nécessité d’éduquer « le peuple » pour la bonne marche de la société. Je vous vois d’ores et déjà tous satisfaits qu’il existe des gens comme moi ou d’autres, forcés à mettre les mains dans le cambouis, pendant que vous, vous allez tranquillement à vos tâches, bien loin du monde qui est le mien.

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16 Re: Le topic der gentlemenen le Sam 11 Sep - 19:00

Oui, sur quelques points, à condition que l'on voit si les contenus concrets sont les mêmes, ce qui n'est pas tout à fait sûr, je peux rejoindre des préoccupations exprimées par Monsieur Chirac ce qui n'est pas anormal compte tenu d'un certain nombre de problèmes qui peuvent se poser traditionnellement à un Etat.

Mais plus fondamentalement, et d'abord, mon diagnostic est assez sensiblement différent du sien et on comprendra donc que mes propos sur le changement de la pratique de pouvoir en France sont d'une toute autre ampleur que celles qu'évoquait Monsieur Chirac à l'instant. Lui pense, et il l'a dit, qu'au fond il y a une sorte de dérive monarchiste qui concernerait des individus. En ce qui concerne l'évolution de ce système constitutionnel, j'ai un point de vue différent. Je pense qu'il y a un vieillissement de ce système institutionnel dont il faut garder l'essentiel bien sûr j'en suis d'accord, mais qui est un système qui a été conçu dans les années 50 à une toute autre époque du point de vue culturel, du point de vue des modes de commandement, du point de vue de la société qui a été conçu dans une période très particulière de l'histoire de France, au moment des colonisations et des crises qui s'en sont suivies, et qui a été conçu pour un homme exceptionnel offrant des caractéristiques particulières, le général de Gaulle, et donc ce n'est pas une question de dérive monarchiste et Monsieur Chirac, quand il apporte la thérapeutique, reste dans la même logigue. Il dit : il suffit que l'homme qui sera président de la République lui, dans son hypothèse ­ offre la garantie que les choses fonctionneront comme elles doivent fonctionner pour qu'il n'y ait plus d'inconvénient.

Ma vision est très différente. S'il y a une crise du politique en France ce n'est pas dû naturellement qu'aux problèmes institutionnels, mais c'est aussi dû à (...) et je fais donc des propositions d'une toute autre ampleur et à mon avis très importantes.

Je garde la matrice de la Ve République, mais je propose comme vous le savez la réduction à cinq ans du mandat présidentiel de façon que nous pratiquions comme les autres démocraties. Aucune n'a un mandat aussi long pour un personnage aussi important, c'est quatre ans ou c'est cinq ans. Donc cela, c'est une première proposition. Le quinquennat, sur lequel d'ailleurs il y a eu des propositions qui ont été faites par Georges Pompidou, et un accord avait pratiquement été réalisé au Parlement aucun président ne l'a fait parfois en tournant autour. Il est arrivé à Monsieur Chirac d'évoquer cette hypothèse, qu'il s'en souvienne, mais aucun ne l'a fait. Moi je dis : je le ferai et cela s'appliquera à moi.

Pour être clair.

Seconde chose : l'homme n'est pas la garantie et j'ai entendu Monsieur Chirac à plusieurs reprises dire : il suffirait de revenir à la conception originelle de la Ve République et j'en prends l'engagement pour que les choses fonctionnent bien, mais Monsieur Chirac, je vais vous dire ce que c'est que la Constitution originelle telle qu'elle fonctionnait quand j'étais un jeune fonctionnaire au quai d'Orsay dans les années 1965-1970 et je peux vous dire que là régnait ce que vous appelez la pensée unique. On n'avait le droit que d'être non pas gaulliste parce que si cela avait été cela encore mais de suivre l'opinion du parti dominant de l'époque.

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17 Re: Le topic der gentlemenen le Sam 11 Sep - 20:36

Intéressent.

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18 Re: Le topic der gentlemenen le Mar 20 Déc - 22:24

Après quelques années d'études durant lesquelles j'ai eu l'occasion d'étayer mon esprit critique, je me suis rappelé de ce débat que nous avions entretenu ici même mes chers amis. Je profite du peu de temps libre que me laissent mes études pour définitivement fixer la solution à notre problématique de départ. En effet, les êtres humains éprouvent généralement de la douleur physique lorsqu’ils posent une main sur une surface chauffante. C’est là un type d’état mental. Selon le partisan de la théorie de l’identité, à ce type d’état mental devrait correspondre un type ou un genre de "trame" ou de "circuit" neurophysiologique. Le type éprouver de la douleur physique serait identique à tel et tel type d’état ou processus neurophysiologique.

La théorie de l’identité type à type est confrontée à de sérieuses objections

Première objection. La théorie de l’identité nous place devant un dilemme. Pour le voir, demandons-nous d’abord : quand on nous dit que "l’état mental x est identique à l’état cérébral z" que veut-on dire au juste par le mot "identique" ? En règle générale, si on dit que quelque chose est identique à une autre, on veut dire que si on compare deux objets matériels, deux voitures ou deux montres par exemple, il en ressort que deux ensembles de caractéristiques sont communs. Appliquons ceci à l’état mental de la douleur et à l’état cérébral qui lui correspond. Une douleur, par exemple, est personnelle, intérieure et mentale. Par hypothèse, on dira que l’ensemble des caractéristiques de la douleur est commun à celui de l’état neurophysiologique du cerveau. S’il en est ainsi, alors on fait face à un dilemme. De deux choses l’une : ou bien les caractéristiques de la douleur sont personnelles, intérieures et mentales, ou bien elles ne le sont pas. Si elles le sont, alors le théoricien de l’identité ne s’est pas débarrassé complètement de l’esprit puisqu’on peut y référer au moyen des caractéristiques évoquées. Si, en revanche, elles ne le sont pas, alors il n’y pas du tout de "douleur" qui puisse être identifiée, et la théorie de l’identité est sans objet.

Deuxième objection. On ne s’entend pas sur les types d’états mentaux. Avant de prétendre identifier un état mental à un état physique, il faudrait d’abord savoir précisément quels sont les types d’états mentaux qui existent réellement et les différences qui existent entre eux afin de ne pas confondre un état cérébral avec un autre. Or sur ce point, l’unanimité parmi les philosophes est loin d’être acquise. L’état mental de la croyance paraît distinct de celui du savoir; quoique que savoir implique la croyance, mais dans quel mesure au juste ? Pour certains, une émotion comme la colère ne comporte pas de savoir; elles sont totalement irrationnelles. D’autres philosophes pensent le contraire.

Troisième objection. Enfin, il est exagéré d’espérer que pour tout type d’état mental il y ait un seul et unique type d’état neurophysiologique auquel il soit identique. À supposer que l’amour que j’éprouve pour ma femme soit identique à un certain état de mon cerveau, il paraît exagérer de croire que quiconque aime sa femme doive avoir une état cérébral identique dans son cerveau. De plus, même s’il est vrai que chez tous les humains les douleurs physiques sont identiques à un type de processus neurophysiologique se déroulant dans le cerveau humain, il n’est pas exclu que dans une autre espèce, par exemple les souris, il puisse y avoir des douleurs qui soient identiques à un autre type de processus neurophysiologiques. À cet égard, le philosophe Ned Block a parlé de "chauvinisme neuronal" pour qualifier la théorie de l’identité, car elle fait des êtres humains, les seuls animaux à être dotés de neurones, les seuls à avoir des états mentaux. Mais rien ne l’assure.

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19 Re: Le topic der gentlemenen le Mar 23 Juin - 6:02

Voilà, depuis le temps, j'ai repensé à ces débats, et j'en suis venu à penser que these reflections-which led to the creation of such characters as Menalque, Philoctetes, Candaules, and Saul, to the intense satire of Paludes, the lyricism of the Nourritures, and the powerful symbol of Prometheus-found their most urgent and most personal expression in Gide's first novel. Finished on 25 October 1901, L'Immoraliste (The Immoralist) was published in May 1902 in an edition of 300 copies, the number at which the young author then estimated his potential public. On sending the book to Francis Jammes, he said: "I have lived it for four years and have written it to put it behind me. I suffer a book as one suffers an illness. I now respect only the books that all but kill their authors." The torment of Michel, the protagonist of the novel, is the very torment Gide had been experiencing. Having undergone a physical and spiritual awakening, Michel returns to civilization bearing the secret of a resuscitated Lazarus. After catching a glimpse, during his convalescence, of another and neglected self, he deliberately sets out to discover "the authentic creature, the 'old Adam', that the Gospel cast off." A scholar himself, he compares himself to a palimpsest on which recent writings cover and obscure a very ancient, infinitely more valuable, text. He begins by using his accumulated learning as a means to efface the deposit formed by centuries of learning and get back to the crude original. Eventually enamored of what he finds, he would identify him self with it, rejecting what now seems to him the encrusted veneer of his own culture. Candaules and Gyges personified a dramatic conflict between refined culture and brute instinct; but in Michel culture and instinct are bitterly opposed in one person, as they were in the writer himself.

Now, on the most elementary plane, the conflict between culture and instinct can be translated into an opposition between mind and body, and the novel treats also of their necessary equilibrium. The young historian who marries Marceline seems pure intellect, but his nearly fatal attack of tuberculosis can be cured solely by an exclusive concern with the physical. Telling his own story, he apologizes thus: "I am going to speak at length of my body. I am going to speak of it so much that it will seem to you at first that I am forgetting the mind's share. [. . .] I did not have enough strength to maintain a double life, as for the mind and the rest, I told myself, I shall think of them later on when I am better." Of the three parts of the novel, the first reveals his transformation, the second de scribes his momentary balance between the intellectual and the physical (while he is preparing his course and governing his estate during the first summer in Normandy), followed by a gradual leaning toward the purely physical, and the third re ports his vertiginous descent to a life of sheer sensation. The germ of this aspect of the novel, like that of so many later developments in Gide's thought, can be found in the Nourritures: "Then I wrote: 'I owed the salvation of my flesh only to the irremediable poisoning of my soul.' Later, I ceased to under stand at all what I had meant by that." Michel's entire evolution is contained in those two sentences.

In the course of his "palpitating discovery" of life and of himself, Michel concludes, as Menalque of the Nourritures had done before him and as Nathanael had been taught, that his individual value lies in what distinguishes him from others. At the mid-point of the novel, in fact, just where the relation ship between Michel and Marceline is reversed and (as in the device of the backward-flowing stream of the Voyage d'Urien) the action begins to repeat itself in the opposite direction, Michel encounters his former acquaintance Menalque.

In later years Gide felt that the figure of Menalque was better drawn in L'Immoraliste than in the Nourritures; in any case he serves here the specific purpose of precipitating Michel's evolution. Before the novel was finished, Oscar Wilde had died; and Gide could safely attribute to his creature more of the Irish man's features. In addition to the cosmopolitanism, hedonism, homosexuality, scorn of principles, and love of danger he had revealed in the earlier work, he now has been the victim of "an absurd, a shameful, scandalous trial" resulting in public ostracism. Insolent in his manner, he indulges in frequent Wildian epigrams, such as: "I cannot expect my virtues of everyone; it is remarkable enough if I find in them my vices" and "Regrets, remorse, repentance are but erstwhile joys seen from the back." At some length, he even discourses in a way that momentarily makes him indistinguishable from the Gilbert of "The Critic as Artist." The non-Wildian features-his sobriety, courage, abnegation, piratical appearance, and positive discoveries-are there partly to keep him from seeming a portrait, and even more to enhance the impression he makes on Michel and on the reader.

Menalque awakens Michel's thought by anticipating it, as the Devil does in his famous dialogue with Ivan Karamazov. Listening to him, Michel would like to, but cannot, contradict; accordingly he becomes more annoyed with himself than with his interlocutor. He admits that Menalque's remarks "did not teach me anything very new, but they suddenly laid bare my thought, a thought that I had been covering with so many veils that I had almost been able to hope it was stifled." Despite Menalque's resemblances to the one whom Gide called "the great hedonist," is it not possible that he is also an alter ego of Michel (as we saw him to be a projection of the author in the Nourritures) and the conversations with him the exteriorization of an inner dialogue? In this sense Menalque would represent a better, more mature, and more successful Michel.

Now, Menalque, while inveighing against the constraint and imitation by which each man fashions himself a distorted, untrue personality, voices an idea toward which the protagonist is barely groping. He says: "The element of difference one feels in oneself is precisely the single rare possession one has, and it constitutes the value of each. . ." Much later Michel himself extends this thought, asking: "What further possibility lies in man? This is what it was important for me to know. What man has said up to now, is that all he could say? Has he overlooked nothing in himself? Is he condemned merely to repeating himself? . . . And every day there grew in me the vague feeling of untapped resources-covered, hidden, and stifled by cultures, proprieties, and moral codes." In such a reflection Michel transcends himself: he will fulfill his possibilities in an effort to know what man in general can achieve. From one point of view, then, his entire effort might be seen as a Promethean striving to realize progress for mankind.

Encouraged by Menalque, Michel rapidly becomes a Nietzschean immoralist, defying traditions and moral codes, scorning the weak and exalting the strong, overriding every consideration of duty, decency, and love in order to assert him self and achieve his uniqueness. Like the Gidian Candaules, he admires himself for his daring; the novel's epigraph, from Psalm 139, would not be ironic to him, so closely does it reflect his attitude: "I will praise thee; for I am fearfully and wonderfully made." He starts, to be sure, with an act of will, and in this he differs from the Gidian Saul. But as he progresses, it becomes clear that he too, though less passive, is yielding to his inclination, taking the easy, selfish path while congratulating himself that he is blazing a difficult trail on which few will have the courage to follow. Most subtly Gide suggests the stages of his evolution from his interest in the Arab children as symbols of health to a preference for the unsubmissive and strong ones, and eventually for the bold and lawless Moktir, from his gradual self-identification with the emperor Athalaric, who chose to be a barbarian, to his affinity with the worst elements among the farm-workers and woods men in Normandy, from his neglect of Marceline during her miscarriage to his abandoning of her the night of her death. In case the reader has not foreseen the inevitable culmination of that development, the rapid last part of the novel contains many a clear indication. Pushed by Marceline, who clearly senses all that is implicit in his behavior, Michel is obliged to admit that "in each creature, the worst instinct seemed to me the most sincere." And soon thereafter, recognizing all he is destroying in both their lives, he concludes: "I have sought, I have found what constitutes my value: a sort of obstinate persistence in the worst."

Although Michel, who narrates his entire story to a group of friends, refers to "my crime, if you wish to call it thus," he dispassionately refrains from any judgment. He has called his friends to his aid; yet he is far from confessing total defeat and admitting, as Saul does, that he is dispossessed by his demons. Characteristically, he speaks rather of all he has sup pressed, which he fears may some day take its revenge. He still cherishes, instead, a Nietzschean ideal of self-surpassing. At the very beginning of his narrative, he tells his faithful friends that he wants no other aid from them but to hear his story, which he feels he must tell. And he adds: "For I have reached such a point in my life that I can no longer go beyond." Strangely, no one has ever pointed out to what an extent that significant remark echoes Wilde's words to Gide before leaving Algiers to stand trial in London, as reported by Gide in December 1901 just after finishing L'Immoraliste: "But how can I be prudent? That would be retracing my steps backward. I must go as far as possible. . . I cannot go further. . . Something must hap pen, something else. . ." Likewise Gide's Oedipus will say after blinding himself: "I had reached that point which I could no longer go beyond except by using myself as a springboard."

Profiting from the teaching of Nietzsche and the example of Wilde, Michel seeks to define himself by trying to divest his instinctive self of the accretions of culture. In other words, he chooses "the old Adam" as the authentic man and opposes sincerity to morality. Deliberately (though half resisting in the beginning, and then acquiring momentum as he progresses), he lives a dangerous experiment already outlined in the Nourritures terrestres. To a friend in July 1902 Gide admitted that the two books were fundamentally the same, the story of L'Immoraliste being born between the lines of the Nourritures. In the same letter he described the novel as "full of bitter ashes, of dried tears, and of derision." Like the immediately preceding works, this first novel is a study in individuality; and, in so far as it can be summed up in Michel's disabused maxim that "Knowing how to free oneself is nothing; the difficult thing is knowing how to be free," it forms a critique of the doctrine expressed in the dithyrambic work of 1897. In Gide's original self-liberation he had intentionally cast off all restraint; but immediately he had recognized that discipline was inseparable from true freedom.

It is most important that in the course of writing his novel Andre Gide discovered the individualist anarchism of Max Stirner. Under that name the German Johann Kaspar Schmidt had advocated as early as 1845 the liberation of the individual from all social and moral bonds, total amoralism, and the complete supremacy of the individual. His major work, Der Einzige und sein Eigenthum, appeared in French in 1900 as L'Unique et sa propriete and in English seven years later as The Ego and His Own. Gide's review of the French edition came out in the Ermitage in early 1900 as one of his "Lettres a Angele"; at the end its composition is dated 10 December 1899-that is, ten months before the completion of L'Immoraliste. Hence Stirner may have contributed to the novel quite as much as Zarathustra did, for the review begins thus: "In connection with Stirner rather than with Nietzsche, I wish to speak to you briefly of 'the dangers of individualism.' I fear, Angele, I fear the failures of individualism as much as all other failures. Let us leave failures and the second-rate to established religions; they will be better off; we too. Consequently let us not urge toward individualism what has nothing individual about it; the result would be woeful." And it ends with this exhortation: "For pity's sake, no individualism! For the sake of individuals. Never encourage great men; and as for the others: discourage! discourage! . . ." It is certainly possible to see Michel as an anarchist of the Stirner type, a failure of individualism because he had no individuality worth developing.

The moment L'Immoraliste appeared, readers criticized Gide either for holding Michel up as an example or for depicting so unattractive a character. Accordingly the author added to the second edition, which came out six months later, a very brief preface defending his right to present a spiritual crisis without judging or taking sides and claiming, as he had felt necessary with other books, that he had aimed solely to create a work of art. But privately he had already judged, and severely judged, his hero in a letter of 8 July 1902 to Arthur Fontaine, the sociologist and economist, stating: "The special plea would have begun if I had decorated my hero with very noble and sumptuous deeds. But no, I do not think him capable of them. Everything he does that is not childish is cruel or lamentably vile, and the exaltation of his thought (or of what gradually takes the place of it) contributes to no real beauty. He is not well; he has become so. He is not free; he is anarchical. [. . .] And what does he do, great gods of Greece? He shaves off his beard; he debauches while debauching himself; he covers himself with vermin; he kills his wife." Nothing could be more categorical or correspond better to the indignation aroused by Michel, for which no one, as Gide said in his preface, was grateful to the author.

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